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Boursiers Loran

Yasmine Ben Arous, une étudiante qui s’illustre par son engagement scientifique et social

Yasmine Ben Arous, étudiante en Sciences de la santé au Cégep Vanier, a été nommée boursière de la Fondation Boursiers Loran. Une distinction qui vise à récompenser et soutenir des étudiants et étudiantes visionnaires qui se démarquent par des initiatives inspirantes et un leadership hors du commun.

Par Élise Prioleau

Yasmine Ben Arous, étudiante en Sciences de la santé au Cégep Vanier et boursière Loran

Depuis l’âge de 13 ans, Yasmine Ben Arous se passionne pour l’innovation technologique au service de la santé. Finissante en Sciences de la santé au Cégep Vanier, elle a notamment créé une application à base d’intelligence artificielle et de données physiologiques pour faciliter le suivi de personnes qui vivent de l’anxiété. Un projet sur lequel elle travaille en collaboration avec le Centre de recherche du CHUM.

À ce parcours audacieux s’ajoute son implication dans l'Association des étudiants du Cégep Vanier et dans le groupe « Vanier First Aid Team », une association étudiante qui vise entre autres à promouvoir les saines habitudes de vie chez les étudiants et étudiantes.

Ambassadrice des Expos-sciences Hydro-Québec et conseillère jeunesse auprès de la Fondation Rideau Hall dans le domaine de l’innovation, Yasmine Ben Arous est aussi récipiendaire de la médaille du lieutenant-gouverneur pour la jeunesse.

Cette année, elle fait maintenant partie des 36 lauréats de la Bourse Loran, sélectionnés parmi 5 400 finissants et finissantes du secondaire et du cégep. Les boursiers et boursières reçoivent pendant quatre ans à une aide financière pour leurs études, participent à « un programme d’enrichissement du leadership » et ont accès notamment à diverses formations et au « soutien durable d’une communauté composée de pairs et de mentor-e-s », comme l’explique sur son site web la Fondation Boursiers Loran.

J’ai créé ce projet dans le but de trouver une manière alternative d’aider les élèves qui ont un trouble anxieux. Au départ, c’était une application qui fait le suivi de ces élèves en utilisant une montre connectée qui utilise les biomarqueurs physiques de l’anxiété, comme les palpitations cardiaques, les tremblements, la difficulté à respirer, l’insomnie.Yasmine Ben Arous, étudiante en Sciences de la santé au Cégep Vanier 

Calmos : l’IA au service de l’humain

Yasmine Ben Arous a inventé une application Calmospour aider les personnes à mieux vivre avec l’anxiété. Un projet qu’elle a entrepris dans le cadre du concours Expos-sciences Hydro-Québec lorsqu’elle était encore au secondaire.

« J’ai créé ce projet dans le but de trouver une manière alternative d’aider les élèves qui ont un trouble anxieux. Au départ, c’était une application qui fait le suivi de ces élèves en utilisant une montre connectée qui utilise les biomarqueurs physiques de l’anxiété, comme les palpitations cardiaques, les tremblements, la difficulté à respirer, l’insomnie. Le but était d’avoir un système d’IA capable de traiter ces données et de faire un suivi psychologique des élèves qui vivent de l’anxiété », explique-t-elle.

Au fil des ans, le projet s’est développé et complexifié. Aujourd’hui, Calmos c’est deux applications. La première pour les travailleurs sociaux en milieu scolaire et la seconde pour les étudiants et étudiantes suivis.

Pour les intervenants scolaires, « c’est un système de suivi automatisé qui est capable de prévenir les crises d’anxiété en identifiant les périodes où l’élève est plus vulnérable à une crise. C’est aussi une application mobile pour les élèves, pour leur permettre de mieux gérer et comprendre leur anxiété. C’est un outil tout-en-un qui les aide dans cette démarche », précise l’étudiante en Sciences de la santé. 

Ambassadrice nationale des Expos-sciences

Expo-sciences a été une expérience marquante dans le cheminement de Yasmine Ben Arous. Au fil des éditions, elle a développé des compétences en recherche, en programmation et en communication scientifique. L’application Calmos lui a valu différents prix. Parmi ceux-ci, le 1er prix lors de la finale régionale de l’Expo-sciences à Montréal en 2023, le Prix de la relève scientifique lors du Concours des OCTAS organisé par le Réseau Action TI, et la médaille d’argent lors de l’Expo-sciences pancanadienne en 2023. Depuis 2024, Yasmine Ben Arous est ambassadrice nationale des Expos-sciences Hydro-Québec.

« C’était important pour moi de promouvoir les Expos-sciences, en particulier auprès de jeunes qui ont des parcours atypiques. L’Expo-sciences offre aux étudiants de belles opportunités, des encouragements et du soutien. C’est un environnement favorable pour commencer à travailler sur un projet scientifique. Cette expérience a changé mon parcours », confie-t-elle.

Conseillère jeunesse à la Fondation Rideau Hall

En 2024, Yasmine Ben Arous a poursuivi le développement de l’application Calmos grâce au soutien financier et l’accompagnement du groupe Ingénieux + de la Fondation Rideau Hall. Cet organisme caritatif soutient les jeunes innovateurs(trices) canadiens par un soutien financier ainsi que des occasions d’apprentissage et de mentorat auprès de grands noms de l’innovation canadienne.

« J’ai gagné un prix dans la catégorie « Engagement communautaire et civique » et une bourse d’une valeur de 10 000 $ du groupe Ingénieux + pour continuer à travailler sur le projet Calmos et propulser le projet à un niveau supérieur. La Fondation Rideau Hall m’a permis d’être accompagnée par des experts pour développer des contacts, avoir des clients et acquérir l’expertise pour breveter mon invention », raconte l’étudiante.

En 2024, forte de ses expériences dans le domaine de l’innovation sociale et scientifique, Yasmine Ben Arous a décroché un mandat de deux ans comme conseillère jeunesse auprès du programme Ingénieux + de la Fondation Rideau Hall.

« La Fondation Rideau Hall, c’est un organisme majeur au Canada dans le développement de l’innovation, de la créativité et du militantisme social. Le groupe jeunesse auquel je participe s’assure que le programme rejoigne les besoins des jeunes, et que des jeunes participent à la construction du programme », explique-t-elle.

Yasmine Ben Arous, étudiante en Sciences de la santé au Cégep Vanier et boursière Loran Source : Cégep Vanier

Les étudiants consommaient beaucoup de café et ne dormaient pas assez. Leurs habitudes de vie n’étaient pas toujours très saines. C’est pourquoi c’était important pour moi de créer un projet qui viendrait valoriser la santé et le bien-être au cégep et venir donner des ressources pour aider les étudiants à prendre soin de leur santé globale.Jasmine Ben Arous, étudiante finissante en Sciences de la santé au Cégep Vanier

Impliquée dans la communauté du Cégep Vanier

Pendant ses années d’études en Sciences de la santé au Cégep Vanier, Yasmine Ben Arous a été innovante également dans la vie communautaire de son cégep. En plus d’être un membre actif de l'Association des étudiants du Cégep Vanier, elle s’est aussi impliquée dans le groupe « Vanier First Aid Team » en tant que bénévole secouriste.

« J’étudiais dans un programme performant et compétitif. La pression académique était forte, alors les étudiants devaient trouver des façons de continuer à étudier autant et à performer. Les étudiants consommaient beaucoup de café et ne dormaient pas assez. Leurs habitudes de vie n’étaient pas toujours très saines. C’est pourquoi c’était important pour moi de créer un projet qui viendrait valoriser la santé et le bien-être au cégep et venir donner des ressources pour aider les étudiants à prendre soin de leur santé globale », relate Yasmine Ben Arous.

Elle s’est donc impliquée dans le « Vanier First Aid Team » et a participé à la création d’une infirmerie réinventée par et pour les étudiants. « C’est une infirmerie inventée par les étudiants pour rendre le bien-être plus accessible et plus intéressant pour eux. On est 70 bénévoles qui ont tous leurs premiers soins. Le local est ouvert de 8h à 18h tous les jours. Les étudiants peuvent venir demander de l’aide, de l’écoute, un support psychologique, ou vivre un moment de détente », explique la finissante du programme Sciences de la santé.

La technologie au service du bien-être

L’an prochain, Yasmine Ben Arous prévoit poursuivre ses études en génie informatique à l’Université McGill.

« Je souhaite travailler dans le domaine des technologies médicales. La « tech » est un domaine qui propose de nouvelles solutions tous les jours. J’aimerais contribuer à amener les possibilités des technologies numériques dans le milieu de la médecine, pour que la technologie de pointe soit mise au service de l’humain et de son bien-être », projette-t-elle.  

« Mon but ultime c’est de créer et d’innover tous les jours et d’avoir un impact réel sur le bien-être des gens. »





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