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Infolettre Nº 72 12 juin, 2017
        
Mot de l'équipe

Dans la foulée du récent colloque de l'AQPC, cette infolettre  souligne l'attribution des prix: Gérald-Sigouin 2017 à Madame Hélène Allaire et Vecteur pédagogique 2017 à Madame Huguette Dupont du Cégep de Granby.

Le texte de M. Robert Howe suggère des réponses à la question «Pourquoi a-t-on peur de l'évaluation ?».

En préparation des activités soulignant le 50e anniversaire de l'ouverture des premiers cégeps, nous effectuons un retour aux sources à travers un échange avec M. Martial Dassylva sous le titre «Du Rapport Parent à l'ouverture des premiers cégeps».

S'enchaînent deux articles qui décrivent sous deux aspects l'enracinement éloquent des collèges dans leurs milieux:«Les fondations de cégeps: pour passer à une vitesse supérieure» et «Reconstruire les régions grâce à l'entrepreneuriat: l'exemple de Shawinigan».

Bonne lecture. Nous vous remercions de votre assiduité et de votre intérêt..Passez d'excellentes vacances  et revenez en forme célébrer le 50e anniversaire du réseau collégial.
 


L'équipe du Portail: Alain Lallier, Marie Lacoursière , Michel Boisvert, Robert Howe, Raymond-Robert Tremblay et Bernard Lebleu.

Correction linguistique: Pascal St-Gelais et Michel Bélanger.

        
Pédagogie
Madame Hélène Allaire, lauréate du prix Gérald-Sigouin 2017

Une entrevue du Portail du réseau collégial

Une passion pour les cégeps, qui naît avec l'enseignement

Mme Hélène Allaire commence sa carrière dans le réseau collégial au Cégep du Vieux Montréal à titre d'enseignante en Techniques d'éducation en services de garde de 1983 à 1993. Elle fait ainsi partie de la première équipe d'implantation du programme au secteur régulier après avoir auparavant travaillé dans le milieu des services de garde à titre d'éducatrice et au regroupement des garderies de Montréal et du Québec afin de faire valoir l'importance de l'éducation pour la petite enfance. «Ma passion pour les cégeps a débuté avec mes dix années d'enseignement et je n'en suis pas sortie », affirme-t-elle.

Pour une approche pédagogique de l'évaluation des programmes
À l'invitation de madame Nicole Simard, alors présidente de la Commission d'évaluation du Conseil des collèges, Hélène Allaire accepte un mandat d'agente de recherche d'une durée de trois ans centré sur l'évaluation des programmes. Elle réalise une revue de littérature et entreprend la tournée des cégeps qui s'étaient engagés dans des processus d'évaluation de programmes afin d'identifier les différents modèles utilisés à l'enseignement supérieur et d'expérimenter un modèle accessible et adapté pour le collégial. «C'est à ce moment que j'ai élaboré un modèle diffusé par la suite par l'AQPC. Le tout s'est graduellement développé dans le réseau avec la mise en place et l'adoption des politiques d'évaluation de programmes devenues une obligation réglementaire en 1993. C'est un dossier sur lequel j'ai beaucoup travaillé. Il importait pour moi que l'évaluation de programmes ne soit pas uniquement un exercice administratif, mais que le processus et l'exercice soient générateurs de changement pour les équipes d'enseignants et pour les établissements. J'ai toujours cru qu'il fallait centrer la démarche sur l'utilité des processus et que les professeurs soient engagés et accompagnés dans l'ensemble de la démarche.

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Madame Huguette Dupont honorée par l'Association québécoise de pédagogie collégiale

C'est avec fierté que Mme Huguette Dupont, conseillère pédagogique au Cégep de Granby, recevait le Prix Vecteur pédagogique 2017 remis lors de l'ouverture du colloque de l'Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC). Madame Dupont s'est dite très heureuse de voir son engagement reconnu et de recevoir ce clin d'oeil stimulant. Celle qui affirme affectueusement avoir son collège tatoué sur le coeur est stimulée depuis 13 ans à mettre toute l'énergie requise à la réalisation de l'ensemble des projets et des accompagnements sous sa responsabilité. Marie Lacoursière échange avec elle sur sa carrière, sa vision et les défis qui l'attendent.

Un syndrome de l'imposteur
Huguette Dupont trouve un peu affolant de se voir honorée de si belle façon. «J'ai un peu le syndrome de l'imposteur», souligne-t-elle. Dans le sens où «lorsque je pense au Prix Vecteur pédagogique, je m'imagine généralement des candidats qui ont une solide formation en pédagogie ou qui ont enseigné au moins une bonne dizaine d'années. Je me réfère à ceux et celles qui ont formé des professeurs aux éléments fondamentaux de la profession, en offrant par exemple des séances de formation Performa, ou encore qui ont fait de la recherche. Ce n'est pas mon profil. J'ai enseigné certes, mais j'ai accédé à un poste de conseillère pédagogique très rapidement dans mon parcours sans avoir eu le temps d'acquérir une grande formation en pédagogie. J'ai développé mon expertise sur le terrain et par le biais de diverses activités de perfectionnement pouvant répondre directement à mes besoins en fonction des projets que j'avais à mener et de l'évolution de mes tâches. Quand je me compare à d'autres conseillers ou conseillères qui ont un bagage très différent du mien, je suis quelque peu intimidée, moi qui ai un profil tellement différent du CP typique.»

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Du Rapport Parent à l'ouverture des premiers cégeps

Un entretien avec M. Martial Dassylva, docteur en histoire, auteur de La naissance des cégeps, 1964 -1971.

Le Rapport Parent est à l'origine de l'idée de créer un nouvel ordre d'enseignement au Québec que l'on nommera «cégep». Du concept virtuel d'Institut dessiné dans le Rapport Parent à l'ouverture des premiers cégeps à l'automne 1967, tout un travail de planification est souvent passé sous silence. Dans un mémoire de maîtrise déposé à l'Université du Québec à Montréal, La naissance des cégeps, 1964-1971, Martial Dassylva s'est attaché à retracer la trame des travaux qui ont permis l'ouverture des premiers cégeps à l'automne 1967, il y a de cela 50 ans. Nous l'avons rencontré pour en discuter. Journaliste retraité du quotidien La Presse, monsieur Dassylva déposait également en 2013 une thèse de doctorat en histoire à l'UQAM portant sur  les 25 dernières années du Comité catholique du Conseil de l'instruction publique (1939-1964).

Les 2e et 3e tomes du Rapport Parent sont remis au ministre de l'Éducation Paul Gérin-Lajoie en décembre 1964. Les premiers cégeps ouvriront leurs portes en septembre 1967. Entre les deux évènements, des étapes importantes ont permis de préparer la rentrée de 1967. Deux groupes ou comités joueront un rôle central: le COPEPP (Comité de planification de l'enseignement préuniversitaire et professionnel) et la Mission.

La création du COPEEP et l'urgence sociale d'apporter des changements
Gérin-Lajoie reçoit le Rapport Parent en décembre 1964. Il crée le COPEPP début janvier 1965, un imposant comité de 30 personnes représentant 24 groupes différents et présidé par Arthur Tremblay, sous-ministre en titre. Quelque 23 réunions se tiendront à partir de janvier 1965. Comment expliquer une telle rapidité et un tel déploiement de ressources ? Martial Dassylva parle ici d'urgence. «On parlait d'éducation depuis 1956. Déjà au retour des libéraux au pouvoir dans les années 40, c'était dans le décor. Il y a eu la grande réunion de l'éducation en 58 où, lors des Assises générales sur l'éducation, Arthur Tremblay fait une conférence de grande importance. La question de changement était dans l'air depuis un bon bout de temps. On réalisait que, par rapport aux anglophones, le Québec imposait deux années additionnelles de formation pour accéder au diplôme de baccalauréat. Le cours classique durait huit ans. Les lacunes de ce curriculum où le latin et le grec ancien occupaient une place importante étaient de plus en plus soulignées. Il y avait une urgence sociale à apporter des changements. »

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Pourquoi a-t-on peur de l'évaluation?

Par M. Robert Howe, consultant en pédagogie de l'enseignement supérieur, spécialiste en évaluation.

La pratique de l'évaluation des employés est inégalement répandue dans les milieux de travail. Dans plusieurs collèges, il est bien connu que l'évaluation de l'enseignement est encore farouchement refusée, alors qu'elle est bien structurée et fonctionnelle ailleurs. Quant à l'évaluation des cadres, les pratiques sont, aussi, très variables d'un établissement à l'autre. Pourtant, si l'évaluation formelle ne fait pas toujours partie des «bonnes pratiques» d'une organisation, on sait bien que tous les employés, cadres, professionnels, soutiens, profs, sont sans exception exposés au regard évaluateur de l'Autre: les collègues, les autres cadres, les étudiants, les profs.

L'humain, contrairement aux autres animaux, est un être de jugement, de comparaison. Nous portons continuellement des jugements sur à peu près n'importe quoi. La météo, la politique, le sport. Un bon collège, un mauvais collège, un bon cop, un bad cop, un bon prof, un mauvais prof, un cadre compétent, un cadre inadéquat, un bon film, un film moche. On sait que tout le monde porte un jugement sur tout, habituellement de façon anodine et sans malice, mais parfois...

On n'y peut rien, on s'y résigne. Notre dramaturge Michel Tremblay aurait dit, en entrevue radiophonique: «On est toujours le quétaine de quelqu'un». Le jugement des autres appartient à l'ordinaire de la vie en société, avec la dérisoire consolation que si c'est vrai pour moi, c'est vrai pour toi.

Évaluer, c'est juger[i]. La définition même de l'évaluation implique que nous portions un jugement. Mais si nous sommes jugés dans l'ordinaire, si nous sommes évalués comme ça, par l'un ou par l'autre, pourquoi voyons-nous tant de résistance à l'évaluation structurée, encadrée, des ressources humaines?

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Du soutien recherché
Les fondations de cégeps: pour passer à une vitesse supérieure

Entretien avec monsieur Jean-Guy Paré

M. Jean-Guy Paré a une longue expérience du réseau collégial. D'abord à titre de professeur d'éducation physique au Cégep de Trois-Rivières pendant 14 ans où il a été en même temps coach de l'équipe de football les Diablos. Après un prêt de service pendant deux ans pour l'organisation des fêtes du 350e anniversaire de la Ville de Trois-Rivières, il accepte un mandat de dix ans à titre de coordonnateur des services de formation aux entreprises des cégeps de Drummondville, de Shawinigan, de Trois-Rivières et de Victoriaville. De 1994 à 2003, il représente le comté de Lotbinière à l'Assemblée nationale. Pendant les sept années suivantes, il va travailler pour les fondations des cégeps de Drummondville, de Victoriaville, de Trois-Rivières et de Shawinigan. Au cours des dernières années, il a travaillé avec la Fondation de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Il a accepté de nous parler de son expérience des fondations du niveau de l'enseignement supérieur et de partager avec nous sa vision sur les stratégies qui permettraient aux fondations des cégeps d'assurer leur croissance et leur pérennité.

«Les fondations de cégeps n'ont pas les ressources suffisantes pour atteindre des objectifs ambitieux».  
De son expérience des fondations de cégeps, Jean-Guy Paré dégage le constat suivant: «Les fondations de cégeps n'ont pas les ressources suffisantes pour atteindre des objectifs ambitieux. Quand tu n'as pas une personne à temps plein pour coordonner le tout, tu ne peux aller très loin. Et même si tu as du personnel à temps plein et que les salaires et des bénéfices marginaux doivent être assumés à même les dons reçus, une fondation ne réussit pas à capitaliser et à se dégager une marge de manoeuvre. Tu es obligé de faire une ou deux activités qui te rapportent 30 000 $ pour payer une partie du salaire de la personne. Trop d'énergies sont mises pour ces activités alors qu'elles devraient être concentrées à développer la fondation. J'en suis arrivé à la conclusion que, pour avoir une fondation sérieuse et pour assurer la pérennité, il faut un solde de fonds de deux millions de dollars.»

Jean-Guy Paré entrevoit une piste de solution dans l'avenue qui a été empruntée par le réseau des universités du Québec. Elles ont obtenu du gouvernement du Québec des règles budgétaires nommées «Placements Universités» qui favorisent le développement des fondations.

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Reconstruire les régions grâce à l'entrepreneuriat: l'exemple de Shawinigan

Par Raymond Robert Tremblay, coach et consultant en gestion

Plusieurs de nos régions au Québec sont dévitalisées par le retrait de secteurs économiques traditionnels: la forêt, le papier, l'énergie, la grande industrie, etc. Comme conséquences, lorsque les jeunes sortent de l'école secondaire ou du cégep, ils se trouvent difficilement un emploi dans leur secteur d'études. Ceux et celles qui déménagent pour aller à l'université se trouvent souvent dans la même situation. Or les emplois qualifiés qui leur sont proposés sont souvent dans les grandes régions de Montréal ou de Québec. Une fois partis, ils s'enracinent, fondent des familles, achètent des condos et plusieurs ne reviennent jamais dans leurs régions d'origine. La Gaspésie, la Mauricie et beaucoup d'autres régions au Québec connaissent ce phénomène. Par conséquent, la population vieillit, les écoles ferment dans les villages et graduellement le tissu social est dévitalisé.

Une des seules façons de retenir cette jeune population, ou les travailleurs qualifiés qui perdent leur emploi consiste à offrir une alternative: l'entrepreneuriat ou le repreneuriat! Sauf que cela ne se fait pas seul, comme par magie. Il faut un leadership fort et visionnaire, capable d'entraîner à sa suite le secteur privé, le secteur public et la population en général. Une ville est en train de réaliser une renaissance économique et sociale remarquable, sous le leadership d'un maire volontariste: il s'agit de Shawinigan. Autrefois fleuron de la grande industrie, Shawinigan a vu partir presque toutes les grandes entreprises en 40 ans. Il y a dix ans, cette ville de 50 000 habitants était au bord de l'implosion.

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Si vous ne désirez plus recevoir cette infolettre, veuillez nous écrire à: infolettre@lescegeps.com. Veuillez noter que dans certains, cette infolettre vous est distribuée par votre service des communications. Auquel cas, nous vous invitons à communiquer avec l'adresse qui figure dans l'entête de ce courriel.

 

 

 

 

 

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