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Infolettre Nº 69 27 février, 2017
        
Mot de l'équipe

Dans cette infolettre, Mme Marie Lacoursière  présente Léa Rouleau, étudiante en Sciences humaines, arts et lettres au Cégep de Drummondville, et Sarah Leblanc-Gosselin, étudiante en Interprétation théâtrale au Collège Lionel-Groulx, respectivement gagnantes des concours, Intercollégial de poésie et de L'Égrégore pour le théâtre.

La présidente de la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial, Mme Céline Durand, commente le rapport de l'International Network for Quality Assurance Agencies in Higher Education (INQAAHE) sur les pratiques de la Commission.

M. Alain Lallier s'entretient avec M. Yves Rocray, directeur de l'École de danse contemporaine de Montréal, sur son déménagement dans l'édifice Wilder Espace Danse dans le Quartier des spectacles.

Le directeur général du SEREX, M. Patrick Dallain, explique comment la subvention récente qui lui est octroyée contribuera à l'amélioration de la recherche et de l'expertise en transformation des produits forestiers

La chronique de M. Robert Howe invite au partage de la perception de l'enseignement d'Andrée Condamin «comme étant l'occasion d'un double développement, tant celui de l'enseignant que celui de l'étudiant, la matière enseignée étant seulement l'occasion de ce développement et non une fin en soi».

Pour sa part, M. Raymond-Robert Tremblay décrit ce qu'est l'entrepreneuriat social, en tant que solution d'avenir.

Nous vous souhaitons bonne lecture.

        
Des organisations à des étapes significatives
La Commission d'évaluation de l'enseignement collégial jette un regard sur ses propres pratiques

Entrevue avec Mme Céline Durand, présidente de la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial

 

Le 25 novembre 2016, la Commission d'évaluation de l'enseignement collégial annonçait avoir reçu la reconnaissance officielle de la conformité de ses pratiques aux grands standards internationaux en matière d'assurance qualité en enseignement supérieur. Cette reconnaissance par l'International Network for Quality Assurance Agencies in Higher Education (INQAAHE) positionne favorablement le Québec sur le plan mondial. Madame Céline Durand, présidente de la Commission, s'est entretenue avec le soussigné du Portail du réseau collégial sur le sujet.

À l'image des façons de faire qu'elle a instaurées depuis ses débuts et qu'elle poursuit dans le cadre de l'audit des systèmes d'assurance qualité des collèges, la Commission s'est prêtée à l'exercice d'évaluation externe de ses propres pratiques. C'est d'ailleurs elle qui en a fait la demande à l'INQAAHE conformément à ce qui est inscrit dans son Plan stratégique 2012-2017. La Commission souhaitait ainsi jeter un regard critique sur ses pratiques. Selon Céline Durand: «Nous voulions mettre de l'avant les qualités de l'exercice d'évaluation effectué avec les collèges et savoir s'il y avait des pistes d'amélioration à retenir pour la suite. L'activité a ainsi permis de faire valoir l'ensemble des progrès réalisés par les collèges depuis l'existence de la Commission. Nous croyons avoir joué un rôle majeur dans le développement de la culture d'évaluation au sein des établissements collégiaux, notamment dans les cégeps.

Sept questions entourant le déménagement de l'École de danse contemporaine de Montréal dans l'édifice Wilder Espace Danse dans le Quartier des spectacles

Entretien avec M. Yves Rocray, directeur général de l'École de danse contemporaine de Montréal

 

Le Portail: Pourquoi ce déménagement de l'École représente-t-il une date marquante pour l'établissement ?

Yves Rocray: C'est vraiment une date charnière pour nous. Après 35 ans de vie dans un espace carrément inadéquat et tout près de 18 ans de nombreuses démarches pour acquérir un lieu qui soit conforme aux standards d'enseignement de cet art, c'est vraiment la réalisation d'un rêve. Nous intégrons ainsi un lieu fait sur mesure pour nous qui répond aux standards que nous souhaitons et qui permet le développement d'une offre de services à valeur ajoutée à notre programme de formation déjà assez bien structuré. De plus, cette relocalisation permettra le développement de partenariats avec d'autres grandes écoles et d'attirer davantage de concepteurs, chorégraphes et collaborateurs provenant d'un peu partout dans le monde. Ce type d'installation positionne l'École au niveau des grandes écoles européennes.

Nous sommes depuis toujours convaincus que le programme de l'École est extraordinaire; c'est d'ailleurs les commentaires que nous recevons d'un peu partout à travers le Canada concernant la qualité de formation et les interprètes que nous formons. Nous recevons également des commentaires très positifs de chorégraphes ou d'étudiants en provenance de l'étranger qui n'en reviennent pas de la qualité de l'enseignement offerte chez nous. Maintenant que nous disposons d'un lieu en mesure de se comparer aux grands conservatoires européens, nous nous positionnons à un niveau intéressant du point de vue international.

Quand la forêt se transforme en produits à valeur ajoutée

Entrevue avec M. Patrick Dallain, directeur général du SEREX.


Le 24 janvier dernier, le Cégep de Rimouski annonçait une aide financière de 3 825 000 $ pour la mise à niveau des infrastructures du Service de recherche et d'expertise en transformation des produits forestiers (SEREX), rattaché au Collège de Rimouski et au Centre matapédien d'études collégiales (CMÉC).

Cette somme provient du Fonds d'investissement stratégique (FIS) pour les établissements postsecondaires (2 125 000 $) du gouvernement du Canada et du Plan québécois des infrastructures (PQI) du gouvernement du Québec (1 700 000 $). Le coût total du projet est de 4 357 000 $. Le Portail du réseau collégial s'est entretenu avec monsieur Patrick Dallain sur les impacts de cette importante subvention et sur les activités de recherche du Centre collégial de transfert de technologie (CCTT).

Une mise à jour des installations

La subvention vise à mettre à jour les installations du SEREX. Le bâtiment qu'il occupe a été construit en 1969. Malgré les améliorations apportées au fil des ans, la construction souffre du poids des années. À l'origine, le bâtiment était occupé par une laiterie, et par la suite un motel industriel. Il devenait donc plus ou moins adapté aux besoins d'un centre de recherche. Une partie de la subvention servira à la mise à niveau des systèmes mécaniques et de ventilation. Une autre somme significative sera allouée à l'enveloppe du bâtiment, à savoir la fenestration et l'isolation afin d'améliorer l'efficacité énergétique...

        
Deux étudiantes se distinguent
La danse des eaux
 «Je suis la vague courant sur l'océan sans fin ni but, il est mon coeur battant sans foi ni loi. Je le ressens tout entier, son corps fluide braqué contre le mien. Son emprise est sans mesure et l'intensité submerge l'existence même de mon simple corps pour me faire sombrer dans la profondeur de sa réalité.»

Léa Rouleau du Cégep de Drummondville remporte cette année la 1re place au Prix intercollégial de poésie, concours déployé parmi tous les cégeps de la province. Son poème intitulé La danse des eaux s'est démarqué parmi les quelque 130 écrits soumis. Elle reçoit non seulement une bourse d'importance, mais voit également son poème publié dans le Recueil intercollégial de poésie à paraître en mai.

L'auteure  a choisi dans le cadre de notre entrevue de porter à notre attention l'extrait final de son poème constituant l'apogée du récit, où l'individu fusionne avec l'eau et s'abandonne à cet élément. L'émotion guide ses créations et cet extrait en est un bel exemple. Ses écrits sont souvent guidés par des émotions prenant la forme des éléments eau, feu, terre et air qui représentent efficacement les émotions douces ou rageuses et permettent, par leur intensité, une juste interprétation des sensations de mouvements.

Le puissant fond d'un marais-sans-fin

Sarah Leblanc-Gosselin (crédit photo: Samuel Pasquier)


Au marais-des-Poisseux, Bel-Bibite est perché en haut de son arbre et surveille toutes les allées et venues. Il intercepte alors Limace, une jeune fille à la poursuite de la plus grosse des bibites, celle qu'elle cherche depuis toujours. Ensemble, les deux enfants partiront en quête des secrets les mieux gardés du Marais. Ils rencontreront la noirceur des profondeurs, la cruauté des bancs de poissons, mais aussi la beauté de ce grand vertige qu'est la découverte de soi. Une pièce pour les petits et les grands, qu'on ait les pieds palmés ou pas....

Le  concours de l'Égrégore est produit par le Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ) en collaboration avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) et le Jamais Lu. Ce concours a révélé le talent de plusieurs jeunes écrivains et metteurs en scène issus du réseau collégial. Le 1er janvier 2017, Sarah Leblanc-Gosselin, étudiante en interprétation théâtrale au Collège Lionel-Groulx, a reçu la palme de grande gagnante de l'édition 2016-2017 de l'Égrégore. Son texte, Le puissant fond d'un marais-sans-fin, sera mis en lecture publique le 22 avril prochain lors de la 31e édition de l'Intercollégial de théâtre au Cégep Limoilou à Québec, ainsi que le 10 mai 2017 au 16e Festival du Jamais Lu aux Écuries à Montréal…(1)

Sarah en est à sa quatrième année de formation collégiale en interprétation au cégep Lionel-Groux après avoir préalablement complété un diplôme d'études collégiales( DEC ) en interprétation au Cégep de Saint-Laurent à Montréal.  Marie Lacoursière échange avec elle.

        
Du côté enseignant
La traversée narcissique chez certains enseignants

Par M. Robert Howe, consultant en pédagogie de l'enseignement supérieur, spécialiste en évaluation.

 

Je m'inquiète d'un de mes étudiants. Un jeune homme brillant, pétillant, d'une intelligence vive et … expressive. Mais, conscient de son intelligence, il est impatient, insolent, presque impoli, intolérant de l'ordinaire. Dans ses travaux en équipe et dans les exercices en classe, il ne s'associait qu'avec des semblables, dans les mêmes spécialités disciplinaires.

Ce qui me préoccupe, lorsque je pense à Jean-François[i], c'est qu'il veut être prof de chimie dans un collège. Dès qu'il aura terminé son doctorat, il postulera comme prof de sciences de la nature. Je n'ai pas peur pour lui, mais j'ai un peu peur pour ses étudiants. Avec sa superbe, sa condescendance, comment va-t-il réellement «s'asseoir avec» ses étudiants «ordinaires» pour les aider à réussir leur cours? Aura-t-il la patience, la bienveillance suffisante pour faire vraiment de l'évaluation formative en cours de route? Pourra-t-il «aider» à réussir ou sera-t-il du genre à rester sur son piédestal disciplinaire et à «trier» ses étudiants selon qu'ils seront comme lui, de brillants universitaires, ou comme tant d'autres, des étudiants ordinaires qui ne comprennent pas tout seuls et qui ont besoin du prof pour réussir? Je m'inquiète pour ses étudiants.

Jean-François n'est pas seul. Dans une récente journée pédagogique portant sur la réussite scolaire, une collègue et moi animions une réflexion dont un thème traitait des rêves de nos étudiants de cégep. À 17 ans, nos jeunes cégépiens arrivent du secondaire avec des rêves. En sciences de la nature, certains rêvent d'aller à l'école Polytechnique, certains rêvent d'aller en médecine, etc. Alors, demandions-nous à l'assemblée des profs du département, pourquoi ne pas les aider à réaliser leur rêve? Pourquoi le taux de réussite dans certains cours n'est-il pas plus élevé? Pourquoi tant d'échecs, alors que vos étudiants ont une MGS élevée et ont été admis avec un dossier scolaire fort?

        
L'entrepreneuriat social
L'entrepreneuriat social, une solution d'avenir

Par Raymond Robert Tremblay, coach, formateur et consultant en gestion

 

Il y a des gens qui croient encore qu'on peut changer le monde, un projet à la fois. Ce sont les entrepreneurs sociaux. Non seulement ils y croient, mais ils passent aussi à l'action. Voici sous quelles formes.

D'abord, définissons ce qu'est l'entrepreneuriat social. N'y a-t-il pas contradiction dans les termes? Plusieurs le pensent, tellement nous sommes habitués à identifier l'entrepreneuriat au profit personnel, voire à l'exploitation du travail des autres. Explication de Michel Venne, le directeur général du célèbre Institut du Nouveau Monde (INM): «Un entrepreneur social apporte des solutions innovantes à des problèmes sociaux pressants. On trouve des entrepreneurs sociaux non seulement au sein d'entreprises collectives, mais aussi parmi les PME à capital-actions et les travailleurs autonomes.»

Mme Élizabeth Araujo sait de quoi elle parle en ce qui concerne l'entrepreneuriat social, puisqu'elle y contribue depuis 15 ans. De ses implications en Afrique à son travail chez Ashoka, elle a toujours pensé qu'on peut en effet changer le monde grâce à l'entrepreneuriat social. Lors de son passage au cégep Dawson, le 14 novembre dernier, elle explique qu'une entreprise sociale est d'abord une entreprise, mais qui utilise l'argent qu'elle génère pour faire le bien en luttant contre la pauvreté ou en faveur d'un environnement plus sain. Les entreprises sociales génèrent des profits, mais ceux-ci sont réinvestis dans la communauté dans un but socialement profitable. Bref leur mission sociale est au coeur du modèle d'affaires de ces entreprises.

Si vous ne désirez plus recevoir cette infolettre, veuillez nous écrire à: infolettre@lescegeps.com. Veuillez noter que dans certains, cette infolettre vous est distribuée par votre service des communications. Auquel cas, nous vous invitons à communiquer avec l'adresse qui figure dans l'en-tête de ce courriel.

 

 

 

 

 

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