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Infolettre Nº 85 21 janvier 2019
        
Mot de l'équipe
50 ans et toujours innovants

L'innovation constitue sous plusieurs angles le fil d'Ariane des articles de notre première Infolettre de 2019.

Denis Deschamps, directeur des études du Cégep Lévis-Lauzon et président du comité mixte Performa, explique en quoi il y a 45 ans le programme Performa était un coup de génie et continue à innover aujourd'hui.

Jean-François Martin, professeur au Cégep du Vieux Montréal, démontre comment nous pouvons sortir des sentiers battus en matière d'approches pédagogiques. Pour sa part, Caroline Cormier, enseignante au Cégep André-Laurendeau et lauréate du prix Raymond-Gervais 2019, démontre comment la recherche mène à l'innovation pédagogique.

Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec, CCTT affilié au Cégep de Sherbrooke, nous plonge au cœur de la transformation de l'industrie 4.0 et du rôle que les CCTT y jouent. Et Victoria Venturini de Collecto expose les innovations et transformations que connaissent les bibliothèques des collèges aujourd'hui.

Pour terminer, Raymond-Robert Tremblay nous parle des dimensions "équitable" et "durable" en entrepreneuriat.

L'équipe du Portail vous souhaite une bonne rentrée 2019 et une bonne année.
Bonne lecture.

        
Des initiatives qui rapportent gros
La création de Performa, un coup de génie

Entretien avec monsieur Denis Deschamps, directeur des études du Cégep de Lévis-Lauzon et président du Comité mixte de Performa.

Un texte d'Alain Lallier, éditeur en chef au Portail

La création de Performa, un coup de génie
Pour Denis Deschamps, la création du programme Performa représente un « coup de génie », parce que Performa est en place depuis 45 ans alors que le réseau collégial vient de fêter son 50e anniversaire. « D'avoir créé Performa seulement 5 ans après la création des cégeps, c'est un coup de génie. Ça prenait des précurseurs pour se dire que le réseau collégial avait besoin d'un partenariat avec une université pour vraiment développer la pédagogie d'enseignement supérieur. Il faut se rappeler que la création des cégeps, c'était la mise en place d'une toute nouvelle entité d'enseignement supérieur au Québec pour assurer l'accessibilité aux études partout sur le territoire et aussi démocratiser l'accessibilité à l'enseignement supérieur. La création de Performa allait assurer une rigueur pédagogique et garantir un développement pédagogique du réseau collégial en partenariat avec l'Université de Sherbrooke. C'était tellement un coup de génie que 45 ans plus tard, on se retrouve avec 61 collèges membres autant publics que privés, autant anglophones que francophones. 45 ans plus tard, c'est toujours un coup de génie que Performa continue de croître, continue de se développer et continue de se réinventer, toujours en réponse aux besoins des collèges. C'était un partenariat unique à l'époque et ça l'est toujours encore aujourd'hui entre une université québécoise et un réseau collégial. »

Les chiffres sont parlants
À l'occasion du 45e, Performa a publié une infographie qui présente des résultats chiffrés : au cours des dix dernières années, le nombre d'activités s'est considérablement accru. De 2009 à aujourd'hui, 3148 activités ont été offertes. 2348 dans les collèges et 798 en ligne. On compte 20 326 inscriptions soit une moyenne de 725 personnes qui suivent une formation Performa par session. 1347 personnes ont été diplômées de Performa.

Voir l'infographie préparée par Performa

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Quand la pédagogie sort des sentiers battus…

Par Jean-François Martin, Professeur, Éducation spécialisée – Cégep du Vieux Montréal

Les idées ne sont pas faites pour être pensées, mais pour être vécues. _ André Malraux

Lors d'une belle matinée de juin 2006, je me vois bercé à mon réveil par l'image d'une montagne. Certes, il y a des réveils plus agréables que d'avoir devant soi une montagne. Toutefois, cette image a une signification particulière. Depuis quelques semaines, je tente de trouver une idée de projet afin de démontrer toutes les capacités des personnes ayant une trisomie 21. D'où me vient ce besoin? Tout simplement par le fait qu'en 1989, la vie a décidé de déposer dans nos bras un petit garçon, Karl, qui s'est pointé avec une trisomie 21. Un vrai coquin ce type! Depuis sa naissance, je voyais constamment les obstacles qui se dressaient devant lui et mon constat était qu'ils prenaient forme simplement en raison d'une méconnaissance de ses capacités. D'où l'idée d'un projet. Bon, je m'égare un peu là. Revenons à ce réveil et cette montagne devant moi.

Moi j'aime ça lorsqu'on me dit que ce n'est pas réaliste.
Tellement content de mon idée que je réveille ma femme pour lui annoncer qu'elle était mariée avec un homme brillant! Ce bonheur de ma part fut de courte durée. Après lui avoir annoncé que je me voyais amener avec moi des adultes ayant une trisomie 21 vers une montagne, elle m'a traité d'étrange personnage et d'immature! Le tout débutait mal pour moi. Lorsque ta douce moitié n'est pas vendue à ton projet, ce n'est pas gagné d'avance. Pas grave, moi j'aime ça lorsqu'on me dit que ce n'est pas réaliste. C'est comme une motivation supplémentaire. Finalement, elle s'est rangée de mon côté et a reconnu qu'elle avait tout un homme à ses côtés!

Je veux les amener sur le terrain et les déposer dans des situations où le dépassement de soi sera présent
J'ai donc commencé à réfléchir au projet et je me suis demandé pourquoi je devais le vivre seul dans mon coin. Je me devais de partager le tout avec d'autres personnes et qui de mieux que ces étudiants qui sont là devant moi toutes les sessions. La grande majorité d'entre eux sont friands d'expériences leur permettant de découvrir la « vraie »vie. Oui, toute cette charmante théorie est d'une grande utilité dans leur développement professionnel. Sans elle, ce serait foutrement difficile de donner vie à des interventions. Toutefois, que vaut cette théorie si je ne peux pas leur permettre d'établir le lien entre celle-ci et la réalité qui les attend dans leur profession. Alors hop, ces étudiants seront de mon projet afin de leur permettre de sortir des sentiers battus. Je veux les amener sur le terrain et les déposer dans des situations où le dépassement de soi sera présent et où ils pourront découvrir qui ils sont et qui sont ces gens avec lesquels ils auront à travailler.

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Des étudiants de chimie en classe inversée

Entretien avec Mme Caroline Cormier, enseignante de chimie au Cégep André-Laurendeau et lauréate du Prix Raymond-Gervais 

Un texte de Marie Lacoursière, édimestre au Portail du réseau collégial

Lors du Congrès annuel de l'Association pour l'enseignement de la science et de la technologie au Québec tenu à Sorel-Tracy les 25 et 26 octobre derniers, le Fonds du prix annuel de l'AESTQ reconnaissait l'excellence de la pratique et le rayonnement de deux enseignants de science. Ce concours d'envergure provinciale, qui en était à sa 41e attribution, a retenu la candidature de madame Caroline Cormier, enseignante au Cégep André-Laurendeau pour la catégorie « collégial/universitaire ». Marie Lacoursière s'entretient avec elle.

Puisque la reconnaissance octroyée couvrait l'ordre collégial et universitaire, Caroline Cormier se dit particulièrement fière d'avoir remporté ce prix en tant qu'enseignante au collégial. « Il est rare en fait que des professeurs de cégep gagnent ce prix. La liste que j'ai parcourue indique seulement deux lauréats. Il s'agit d'un très gros prix qui repose sur l'ensemble de la carrière. Les dossiers de candidature sont complexes à compléter puisque nous sommes évalués sur plusieurs critères et non pas sur les éléments se rapportant uniquement à l'enseignement. Dans mon cas, il s'agit de la recherche et c'est un prix de carrière, alors que je ne suis pas très avancée dans ma carrière : ça fait seulement 10 ans que je suis au cégep André-Laurendeau. Je suis très heureuse de recevoir cette reconnaissance aussi tôt. C'est très encourageant de voir ma contribution reconnue non seulement par mes collègues ou par mon cégep, mais également de l'extérieur. J'en suis très heureuse », explique la lauréate.

Est-il fondé de croire que les jeunes sont moins attirés par les sciences aujourd'hui ?
À cette question, Caroline répond que les étudiants qu'ils reçoivent dans leurs classes sont des étudiants qui ont choisi d'étudier en sciences de la nature et qui assument bien leur choix. Elle a mené il y a quelques années, en collaboration avec son collègue monsieur Michel Pronovost, professeur de biologie au Collège Jean-de-Brébeuf, une vaste étude longitudinale sur l'intérêt des jeunes pour les sciences. « Il est reconnu dans les écrits de recherche qu'il y a effectivement un constat du moins grand intérêt envers les sciences au fur et à mesure que les étudiants vieillissent, pour atteindre un creux historique à 17 ou 18 ans. C'est aussi ce que nous avons pu constater dans notre recherche auprès des étudiants collégiaux. C'est à cet âge que l'intérêt pour les sciences est à son plus bas : la discipline est perçue comme des expériences voulant qu'on mélange des substances qui changent de couleur un peu comme des jeux ou du bricolage. Au primaire, les élèves peuvent faire des manipulations scientifiques en classe, et ces manipulations sont très concrètes et amusantes. Toutefois, au fur et à mesure qu'on avance vers la fin du secondaire, les sciences deviennent une réelle discipline qui représente des défis cognitifs et méthodologiques qui dépassent de très loin la représentation que les élèves se faisaient jusqu'alors des sciences comme un jeu ou une série de manipulations amusantes. »

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Ressources transversales modernes accessibles
Pour un passage réussi à l'industrie 4.0

Entretien avec monsieur Sébastien Houle, directeur général de Productique Québec, CCTT affilié au Cégep de Sherbrooke

Un texte d'Alain Lallier, éditeur en chef, Portail du réseau collégial

Créé en 1986, Productique Québec est reconnu comme CCTT depuis 1989. Parmi les 59 centres collégiaux de transfert existants aujourd'hui, Productique Québec se distingue comme un CCTT transversal. Non associé, comme plusieurs centres de transfert, à un secteur industriel en particulier, il s'intéresse aux technologies numériques associées à la production et à la transformation manufacturières de façon générale. « Il y a de nombreux chemins qu'une entreprise peut prendre pour sa transformation numérique. Nous les guidons dans ses choix. Comment les technologies numériques peuvent-elles les aider à optimiser leurs ressources, rendre leur offre de service distinctif sur le marché ou même modifier leur modèle d'affaires ? Nous les accompagnons dans cette transformation, explique Sébastien Houle. Nous avons plusieurs expertises qui le permettent. Le liant entre celles-ci consiste essentiellement à rendre disponible la bonne information, à la bonne personne, au bon moment pour que la meilleure action soit réalisée. »

Au temps de l'industrie 4.0
Dans une période où l'on entend de plus en plus parler d'industrie 4.0, le centre voit sa mission répondre exactement aux besoins de cette révolution numérique des entreprises. « Ça fait trente ans que nous faisons ça. À l'époque, nous n'appelions pas ça industrie 4.0, mais nous étions dans cette mouvance de valorisation des données. La création de richesse va provenir de l'accès aux données de qualité et à leur valorisation. Les Google, Facebook et les Amazon de ce monde ont bien compris le principe. Avec l'information, j'ai la capacité de comprendre mon environnement et d'interagir sur lui et de prédire les événements et leurs résultats. Les données seront au XXIe siècle ce que le pétrole a été au XXe siècle. Ce qui rend cette transformation plus urgente, c'est que nous n'avons pas vingt ans devant nous. Aujourd'hui, ce n'est pas la grosse entreprise qui mange la petite ; mais bien la plus rapide qui mange la lente. Ce qui est intéressant : ce sont les opportunités que ces technologies offrent aux petites entreprises. Tu n'as pas besoin d'être une très grosse entreprise pour prendre une bonne part du marché. Au niveau du commerce de détail, les géants que nous connaissions il y a vingt ans sont réduits à une peau de chagrin, s'ils n'ont pas fait faillite. De nouveaux modes d'affaires ont pris la place. »

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À quoi ressemble une bibliothèque de cégep en 2019 ?

Par Victoria Venturini | Service des communications de Collecto   

À l'instar des méthodes d'apprentissage, des outils pédagogiques et des étudiants, la bibliothèque n'a pas échappé aux changements que connait l'univers collégial depuis une dizaine d'années. Avec l'émergence des nouvelles technologies, la bibliothèque collégiale a dû s'adapter pour mieux répondre à la demande et aux besoins de ses usagers à l'ère du numérique.

Anne-Frédérique Champoux, animatrice du Regroupement des bibliothèques collégiales du Québec (REBICQ) et Jean-Philippe Bourdon, bibliothécaire au Cégep de Saint-Laurent partagent leur expérience et proposent ici leur vision du rôle et de la mission de la « nouvelle » bibliothèque collégiale.

Une approche centrée sur l'étudiant
Au cours des dix dernières années, de nombreuses bibliothèques collégiales ont investi dans la rénovation et l'aménagement d'espaces modernes et épurés, propices à l'échange et à la collaboration, inversant ainsi la logique qui consistait auparavant à placer la collection de livres au centre de la bibliothèque. « Maintenant, ce sont véritablement les utilisateurs qui sont au cœur de la bibliothèque », souligne madame Champoux.

Des aménagements innovants ont permis de dégager l'espace pour multiplier les possibilités offertes aux étudiants. C'est ce qu'on observe à la bibliothèque du Cégep de Drummondville, inaugurée à l'été 2018. Les lieux ont été repensés pour laisser entrer la lumière naturelle. Des laboratoires créatifs, des espaces collaboratifs ainsi qu'une salle blanche de type Snoezelen favorisant la relaxation et la stimulation sensorielle ont aussi été mis à la disposition des étudiants et de la communauté.

Au Cégep de Saint-Laurent, monsieur Bourdon explique que « la priorité a été donnée à l'ouverture des espaces. La disposition du mobilier a été repensée de manière à pouvoir disposer à tout moment d'un lieu entièrement modulable, capable d'accueillir des évènements spéciaux tels que lancements de livres, lectures de poésie, expositions, etc. ».

En Abitibi-Témiscamingue, la bibliothèque que partagent le cégep et l'université s'est dotée d'un « Espace O Lab », un laboratoire de nouvelle génération combinant une salle de réalité virtuelle et un studio numérique qui permettront de se familiariser avec la réalité virtuelle et l'impression 3D.

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Le commerce équitable et les collèges

Chronique de Raymond-Robert Tremblay, coordonnateur du PEEC 

Un caféiculteur reçoit moins de 1,50$ pour le café qui se vendra aisément 30$ le kilo au Canada. On pourrait faire des observations similaires avec les bananes, le coton ou les vêtements, sans parler des composantes électroniques de nos téléphones cellulaires! Le mouvement du commerce équitable provient de cette constatation : dans nos échanges avec les pays moins fortunés, les intermédiaires et les grandes entreprises s'en mettent plein les poches, pendant que les producteurs, qui ne disposent pas des droits et protections sociales que nous jugeons essentiels au Québec, reçoivent la portion la plus congrue pour leurs produits. Le mouvement du commerce équitable , présent dans certains commerces et dans quelques cégeps et universités repose sur une certification assurant une rétribution plus intéressante et moins injuste au producteur. Les apprentis entrepreneurs des collèges se soucient souvent de valeurs sociales et donc le mouvement du commerce équitable y est très présent.

Le 16 novembre 2018, l'INRPME (Institut de recherche sur les PME de l'UQTR) organisait une série de rencontres conférences à ce sujet, auprès de groupes étudiants et du public en général. Cet aspect devrait mobiliser les collèges, en prenant exemple sur certains qui combinent l'entrepreneuriat et le commerce équitable. Si les cégeps offrent souvent du café, du thé ou du chocolat équitable, il est plus rare qu'on y trouve une gamme complète de produits, comme au cégep Sorel-Tracy, un membre dynamique du PEEC, dans son Magasin du Monde : «Orchestré par Oxfam Québec et le secteur de la vie étudiante du Cégep de Sorel-Tracy, le Magasin du Monde est une activité parascolaire qui rassemble des étudiantes et des étudiants désireux de s'engager dans une entreprise d'économie sociale vouée à la promotion du commerce équitable.» Depuis 2011, on y retrouve une quinzaine de gammes de produits, incluant des tuques confectionnées en laine équitable! Les jeunes qui s'y impliquent développent à la fois leurs compétences entrepreneuriales et leur conscience sociale. Ce qui est assez exceptionnel et lui a valu de nombreuses fois de gagner des prix comme le prix canadien Fairtrade 2017.

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