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Séduire les nouveaux électeurs : quelles priorités, quel discours?

Au Québec, les 18-24 ans boudent davantage les urnes que les autres tranches d'âge, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec. En 2022, le taux de participation était de 54 % chez les jeunes de 18 à 24 ans comparativement à une moyenne de 66 % pour l’ensemble de la population. Comment expliquer ce désintérêt marqué de la jeunesse pour la politique québécoise?

Pour Pierre Turcotte, professeur de science politique au Cégep de Jonquière, la politique est l’affaire de tous.

Être citoyen, ça s’apprend autant que le français et les mathématiques et on devrait ajouter cette compétence à l’école dès leur jeune âge pour faire grandir leur intérêt. [...] Je dis souvent à mes élèves d’aller eux-mêmes chercher les réponses et de ne pas attendre d’être sollicités, parce que la politique touche tout le monde, explique-t-il.

Pierre Turcotte pose dans un bureau.

 

Pierre Turcotte est enseignant en science politique au Cégep de Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

À la rencontre des nouveaux électeurs

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Dans les cégeps, notamment celui de Saint-Félicien, la croyance voulant que la politique soit difficile d’accès pour les jeunes électeurs est répandue. La plupart des étudiants affirment ne pas être suffisamment sollicités par les politiciens quant à leurs enjeux et à leurs préoccupations.

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On entend parler un petit peu de politique avec nos professeurs, mais à part ça, pas vraiment. Quelqu’un qui vient nous voir ou qu’on entend dire qu’il est venu à Saint-Félicien pour rencontrer les jeunes, ça n’arrive jamais, affirme Charles Ouellet, étudiant au Cégep de Saint-Félicien.

Maxime Potvin et Jasmine Martel, également étudiants au Cégep de Saint-Félicien, attribuent le désintérêt des jeunes pour le scrutin aux discours et aux promesses ciblant prioritairement les trentenaires et plus.

Ce n’est pas tout le monde qui va aller voter le 5 octobre parce que personne ne nous parle de ça. Nos parents nous parlent un petit peu du fait que ce sera notre premier vote, mais sans plus.

Une citation deMaxime Potvin, étudiant au Cégep de Saint-Félicien.

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2 octobre 2026