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Congrès de l'ACFAS

Cinq nuances de bien-être au cégep

 

Leïla Jolin-Dahel

Des chercheurs de l’Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (OSMEES) ont recensé cinq facteurs qui influencent le bien-être des cégépiens. Le 13 mai prochain, ils expliqueront leurs effets sur le parcours scolaire de ces étudiants dans le cadre d’un colloque au 93e Congrès de l’Acfas.

Comment se portent les jeunes, dont le cégep marque le passage de l’adolescence à l’âge adulte ? C’est sur cette question que s’est penchée l’Enquête québécoise sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur, publiée en décembre 2025 par l’OSMEES.

Selon ces travaux, 27,8 % des cégépiens estiment avoir une bonne santé mentale, contre près de 60 % qui déclarent un bien-être de niveau modéré. Néanmoins, le taux de sondés présentant des symptômes modérés à sévères d’anxiété ou de dépression s’élève respectivement à 44,9 % et à 49,6 %.

Parmi les personnes plus vulnérables se trouvent celles appartenant à la communauté LGBTQ+ ou en situation de handicap, souligne Benjamin Gallais, professeur associé au Département des sciences de la santé de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Devant ces résultats partagés, celui qui est également codirecteur de l’OSMEES estime qu’il est essentiel de poursuivre les efforts pour soutenir les jeunes cégépiens avec des approches adaptées à leurs défis.

Des dimensions interreliées

Les chercheurs ont décliné les facteurs influençant le bien-être des jeunes en cinq dimensions. « Il y a d’abord tout ce qui relève de l’émotionnel. Ça inclut le fait de se sentir bien ou mal et la manière dont on gère notre anxiété », explique Éric Gustave Bizimana, étudiant au doctorat en éducation à l’Université de Sherbrooke.

Vient ensuite la dimension psychologique, qui touche à l’estime de soi et au sentiment de compétence des cégépiens. Quant à l’aspect social, il relève notamment de la qualité des relations avec les pairs. La dimension physique évalue les habitudes de vie, telles que l’activité sportive et le sommeil. Finalement, la dimension scolaire porte sur la manière dont se déroulent les études, ajoute celui qui est également coresponsable d’axe à l’OSMEES.

« Ces dimensions ne fonctionnent pas en vase clos, souligne le doctorant. Elles s’influencent mutuellement. » Par exemple, un étudiant en situation d’isolement social ou de précarité financière serait moins disposé aux apprentissages, illustre-t-il.

À l’inverse, un cégépien qui entretient des relations épanouissantes avec ses pairs et qui fait preuve d’une bonne résilience face au stress sera en meilleure santé mentale. « Et peut-être même qu’il ressentira un bien-être qui favorise la réussite et la persévérance scolaires », ajoute Benjamin Gallais.

Une période cruciale

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Source : Le Devoir

9 mai 2026