Nouvelles

Voix étudiante

Un cours d’histoire du Québec au cégep: une nécessité!

Jessy Gareau, Diplômé au Centre collégial de Mont-Laurier en sciences humaines, suppléant au CSSHL et étudiant en enseignement secondaire à l’UQAT.

Source: TVA Nouvelles. Photos d'archives. Chantal Poirier.

À l’approche de la prochaine campagne électorale québécoise, les partis politiques présenteront leurs différentes propositions en matière d’éducation. Parmi celles-ci, j’aimerais leur soumettre une idée simple : instaurer un cours obligatoire d’histoire du Québec dans la formation générale au cégep. 

Actuellement, un étudiant peut terminer ses études collégiales sans avoir suivi un seul cours consacré à l’histoire du Québec depuis la fin de son parcours secondaire. Cette situation est problématique pour plusieurs raisons.

Former des citoyens

D’abord, le cégep constitue une étape importante dans la formation citoyenne des jeunes Québécois. C’est généralement à cette période qu’ils atteignent l’âge de voter et qu’ils commencent à participer davantage à la vie démocratique. Comment pouvons-nous demander à nos jeunes de développer leur pensée critique et de participer aux débats de société sans leur donner l’occasion d’approfondir l’histoire de la société dans laquelle ils vivent ? Les débats sur la langue française, la laïcité, l’immigration, le nationalisme, les relations avec le Canada ou encore le rôle de l’État québécois sont directement liés à notre histoire. Pourtant, les étudiants peuvent être appelés à prendre position sur ces enjeux sans avoir eu l’occasion de les étudier en profondeur au collégial.

Aller plus loin qu’au secondaire

Puis, un cours collégial permettrait d’aller plus loin que ce qui est enseigné au secondaire. Il ne s’agirait pas simplement de reprendre la matière déjà enseignée, mais de l’approfondir. La Révolution tranquille, les deux référendums sur la souveraineté, l’évolution de la question linguistique, le mouvement syndical, la place de la religion, l’immigration et les relations entre le Québec et le gouvernement fédéral pourraient notamment faire l’objet d’analyses plus poussées.

Les étudiants pourraient également apprendre à analyser des sources historiques et à comparer différentes interprétations des évènements de notre histoire. Par conséquent, ils seraient mieux outillés pour comprendre les débats actuels et prendre position en fonction de leur propre compréhension de l’histoire du Québec.

Un engagement électoral

Par conséquent, à l’approche d’une des plus importantes campagnes électorales de notre nation, je demande donc aux chefs des partis qui souhaitent former le prochain gouvernement du Québec de s’engager clairement à instaurer un cours obligatoire d’histoire du Québec dans la formation générale au cégep. Le Québec exige déjà de ses étudiants qu’ils suivent des cours de français, de philosophie, d’anglais et d’éducation physique dans leur formation générale. Pourquoi l’histoire de la société dans laquelle ils vivent ne mériterait-elle pas également une place ?

Nous voulons former des citoyens capables de réfléchir, de débattre et de prendre des décisions éclairées.

Alors, donnons aux nouvelles générations de Québécois les connaissances historiques et les compétences nécessaires pour comprendre le Québec qu’ils sont appelés à modeler.

Jessy Gareau

Diplômé au Centre collégial de Mont-Laurier en sciences humaines, suppléant au CSSHL et étudiant en enseignement secondaire à l’UQAT

Texte publié sur le site de TVA Nouvelles. 

16 août 2026