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Les quatre vies de Michel Perron



Entrevue avec M. Michel Perron, titulaire de la Chaire UQAC-Cégep de Jonquière sur les conditions de vie, la santé et les aspirations des jeunes (VISAJ), et lauréat du prix Gérald-Sigouin 2013.

Le prix Gérald-Sigouin 2013 sera remis à M. Michel Perron du Cégep de Jonquière pour l’ensemble de sa carrière et sa contribution exceptionnelle à l’avancement du réseau collégial. En mars 2013, l’Université Laval lui a également remis la médaille d’honneur Georges-Henri-Lévesque en reconnaissance de sa remarquable contribution au développement de la sociologie. Quant à elle, la Fédération des commissions scolaires du Québec lui octroyait la Médaille d’or de l’Ordre du mérite à son gala des Prix d’excellence en juin 2012. À la veille de la remise du prix par l’AQPC, Michel Perron a accepté de partager avec nous les grandes étapes de son cheminement exceptionnel.

« Je recherchais dans la sociologie une vision plus globale et des outils méthodologiques »
Originaire de la région du Saquenay-Lac-Saint-Jean, Michel Perron s’est intéressé au mouvement étudiant durant ses études au collège classique. À titre de président de la Jeunesse étudiante catholique, appelé alors Mouvement social étudiant, il s’est impliqué dans la formation des jeunes. « Je me suis ensuite dirigé vers la sociologie parce que je recherchais une formation qui me permettrait de mieux comprendre ce que j’avais fait comme étudiant et de m’impliquer davantage dans la société. Je recherchais dans la sociologie une vision plus globale des choses et des outils méthodologiques.» Diplômé de l’Université Laval en 1971, il se retrouve au ministère des Affaires sociales. Il y travaillera pendant deux ans sur le placement des enfants au Québec pour ensuite exercer la profession d’enseignant en Techniques de travail social au Cégep de Jonquière, qui instaurait à l’époque le programme « d’action sociale », précurseur du programme de Techniques de travail social et des autres programmes actuels. 

Un pédagogue d’avant-garde
Dès le début de son enseignement, il constate que la création des programmes d’études repose sur une faible connaissance des besoins du marché du travail. Il se propose donc pour mener une enquête auprès des diplômés sur les fonctions de travail dans le milieu. Cette enquête lui permet de cerner les arrimages à privilégier entre les programmes de formation et le marché du travail. De 1973 à 1982, son travail principal aura été d’assumer en Techniques de travail social les tâches d’enseignement, de supervision de stages et de coordination départementale. « En définitive, j’étais surtout un pédagogue, quoi! »

Le passage à la recherche
En 1981, Suzanne Veillette, son épouse, sociologue et professeure en sciences humaines, est approchée par la Corporation de recherche et d’action sur les maladies héréditaires (CORAMH). On voyait alors poindre à l’horizon une problématique sociale autour d’une maladie héréditaire particulière. Elle invite Michel Perron à la soutenir dans son projet de recherche. «Le Fonds FCAR entreprend au même moment une mini-tournée du Québec pour annoncer le nouveau programme de subventions ACSAIR pour les professeurs de collège. « Ils sont venus par hasard au Cégep de Jonquière. Nous cherchions de l’argent pour nous impliquer dans les recherches sur les maladies héréditaires. Nous avons déposé une demande de financement, qui a été acceptée dans le cadre de la première fournée des subventions accordées aux collèges. De 1982 à 1986, nous avons donc mené ce projet de recherche innovateur pour l’époque sur des composantes sociales d’une maladie génétique.»

La naissance d’ÉCOBES
En 1986, Michel Perron et Suzanne Veillette décident de continuer à faire de la recherche en élargissant leur domaine d’études et en abordant d’autres questions. C’est ainsi que naît ÉCOBES. Le nom du projet initial, « Étude des conditions de vie et des besoins des Steinert », a été transformé en ÉCOBES (Groupe d’ÉTudes des COnditions de vie et des BESoins de la population . « Nous avons commencé à travailler sur d’autres questions reliées à la santé en intégrant les données des analyses du recensement liées aux indicateurs de santé et en développant une technique de repérage par le biais des codes postaux. Ces approches nous ont fait connaître parce que nous développions, à l’arrivée des premiers ordinateurs, une technologie de localisation automatisée. 

» ÉCOBES est ainsi passé d’une toute petite équipe à un véritable groupe de recherche constitué de quatre à cinq personnes. De 1986 à 1996, nous avons réellement consolidé nos axes de recherche autour de l’analyse géographique de la santé. Nos techniques de localisation par ordinateur nous ont valu toutes sortes de contrats, notamment, en 1991, un appel du ministère de l’Éducation, qui nous avait soutenus à travers le programme PART. On voulait transférer notre technologie au domaine de l’éducation. Nous avons alors réalisé la première étude en profondeur sur l’accès au cégep pour une région. Nous avons suivi de façon rétrospective jusqu’en 1991 une cohorte de première secondaire inscrite dans toutes les écoles du Saquenay-Lac-Saint-Jean. Nos travaux ont mis en évidence les inégalités dans l’accès aux études collégiales. Nous avons été étonnés de réaliser la variation des taux d’accès d’une municipalité à l’autre et même d’un quartier à l’autre dans une région où il y a quatre cégeps et une université. Cette étude a été à la base d’une prise de conscience régionale sur les inégalités d’accessibilité aux études postsecondaires, chose que l’on croyait réglée au Québec. »

De la recherche à l’action
« À force de présenter ces résultats à différentes tables, je me suis retrouvé mandaté pour collaborer à la planification stratégique du Saquenay-Lac-Saint-Jean. Dans le cadre de cet exercice régional, j’ai signifié mes préoccupations par rapport à l’éducation. Pour une première fois, l’éducation est devenue une préoccupation de région. Le sommet m’a proposé de piloter un comité sur l’éducation régionale composé du recteur de l’université, de deux directions générales de cégeps et des directions générales de commissions scolaires. Nous sommes arrivés à établir un certain nombre de priorités régionales touchant l’éducation, dont la question du décrochage scolaire. Aux États généraux sur l’avenir de la région à la fin de l’année 1995, l’éducation est devenue un enjeu majeur, et les 656 décideurs ont adopté unanimement une recommandation visant à aborder l’épineuse question de l’abandon scolaire, et ce, dans tous les ordres de formation : secondaire, collégial et universitaire. » Michel Perron se voit ainsi confier le mandat de mettre en action cette résolution régionale.

La création du CRÉPAS (Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire)
« Pendant six mois, j’ai trouvé ça lourd à porter. Mon travail à la planification stratégique m’avait permis de rencontrer beaucoup de gens de tous les secteurs. J’en suis venu à la conclusion que, si nous voulions faire bouger les choses en matière d’abandon scolaire, il fallait nous donner une structure participative en créant une organisation qui défendrait cette préoccupation. J’ai ainsi proposé la création du Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire. C’est ainsi qu’est né le CRÉPAS en 1996. J’ai lancé l’idée de faire des études auprès des jeunes du secondaire, études à mener non par le Conseil lui-même, mais par ÉCOBES. C’est ainsi qu’en 1997 ont débuté les enquêtes menées au secondaire auprès de 1 665 jeunes de la région qui ont permis une meilleure compréhension des cheminements scolaires. Les résultats ont servi de base au plan d’action du CRÉPAS. De 1996 à 2003, Michel Perron assume la charge de coordonnateur du CRÉPAS à titre de chef d’orchestre et de directeur d’ÉCOBES. 

Des résultats qui essaiment dans tout le Québec
De 1991 à 1997, il poursuit en même temps des études doctorales et obtient en 1997 un doctorat en géographie de la santé de l’Université Montpellier. Ce doctorat lui donnera une crédibilité additionnelle dans le milieu de la recherche. Pendant ce temps, ÉCOBES a été mis au premier plan par les reconnaissances dont il faisait l’objet partout au Québec. Les résultats obtenus au Saguenay- Lac-Saint-Jean en décrochage scolaire avaient en effet attiré l’attention des autres régions du Québec. En trois ans, la région avait su renverser une situation problématique de décrochage scolaire et atteindre un taux de diplomation supérieur à la moyenne québécoise. Michel Perron est invité partout. Toutes les régions ont voulu imiter le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Aujourd’hui, il existe un organisme similaire au CRÉPAS dans toutes les régions du Québec. 

Après une carrière au cégep, Michel Perron devient professeur à l’université
En 2003, après 34 ans de service, Michel Perron décide que le moment est venu de laisser à quelqu’un d’autre la direction d’ÉCOBES ; Suzanne Veillette prend le relais pour quelques années avant de passer le flambeau à Nadine Arbour, l’actuelle directrice. Il quitte alors son poste au cégep, travaille pendant trois ans comme consultant, prononce plusieurs conférences. En 2006, le recteur de l’université, M. Michel Belley, l’invite à travailler à l’UQAC en créant une chaire de recherche. « Il avait en tête une chaire sur l’abandon scolaire. J’étais soucieux de ne pas entrer en concurrence avec le CRÉPAS ou ÉCOBES. Je ne voulais pas saper la crédibilité de ce que j’avais contribué à mettre en place. J’ai réfléchi pendant six mois. J’en suis venu à la conclusion qu’il fallait créer une chaire conjointe université-cégep pour contribuer au rapprochement des professeurs de l’université et des chercheurs d’ÉCOBES sur la thématique des jeunes. » L’Université trouve une façon de lui octroyer un statut de professeur, considérant l’intérêt du Département des sciences humaines. « J’y suis même devenu permanent. J’enseigne en particulier à la maîtrise en développement régional et je dirige quelques étudiants à la maîtrise et au doctorat. Du côté de la chaire, nous avons tenu notre troisième rencontre scientifique en mai 2013, avec la participation d’une centaine de chercheurs et d’intervenants. Pour la première fois, six équipes d’étudiants en Sciences humaines du Cégep de Jonquière y ont présenté une affiche sur leurs travaux de recherche.» 

La rencontre avec Jacques Ménard et la naissance du projet d’élaboration d’un plan d’action pour contrer le décrochage scolaire pour l’ensemble du Québec
La création de la chaire a coïncidé avec une invitation d’Henri-Paul Rousseau, ancien PDG de la Caisse de dépôt et placement. Sachant ce qu’il avait fait au Saquenay-Lac-Saint-Jean, ce dernier voulait rencontrer Michel Perron afin de lui proposer une rencontre avec les 50 présidents des plus grandes compagnies québécoises. Il l’invite alors à prendre la parole lors d’un souper à la Caisse. « Pour moi, ce fut une rencontre extrêmement importante faite auprès de personnes influentes et à la tête de grandes entreprises, dont M. Jacques Ménard, président de la Banque de Montréal. Interpellé par mon discours, ce dernier a proposé que nous nous revoyions afin d’établir des mécanismes qui lui permettraient de collaborer à la cause du décrochage scolaire. C’est ainsi qu’est née notre association. Grâce à leur réseau de contacts, MM. Jacques Ménard et Henri-Paul Rousseau ont convaincu la firme de consultants Mackenzie de nous accompagner dans le projet d’élaboration d’un plan d’action pour contrer le décrochage scolaire pour tout le Québec. Nous avons abattu un travail colossal et documenté les meilleures pratiques dans le monde autour de la prévention du décrochage scolaire. Nous avons produit en mars 2009 le rapport Savoir pour pouvoir comme suite à la première grande rencontre sur la persévérance scolaire, tenue au mont Sainte-Anne et présidée par Jacques Ménard. L’objectif est de diplômer 80 % des jeunes d’ici 2020. Le Gouvernement du Québec a adopté les éléments-clés du plan et les a traduits dans sa propre stratégie : L’école, j’y tiens. Je me suis retrouvé avec Jacques Ménard au Comité de vigie de la politique gouvernementale pour alimenter les suites à donner. » 

«Les dernières années de ma vie professionnelle ont été consacrées à la persévérance scolaire»
« Ce mouvement social sur la persévérance scolaire au Québec n’a fait qu’augmenter. De plus en plus de milieux sont mobilisés par l’action. Nous avons organisé à l’automne 2011 la deuxième rencontre interrégionale. Je copréside le comité organisateur des rencontres qui auront lieu en novembre prochain à Montréal et où sont attendus 1 600 participants de toutes les régions du Québec. Les dernières années de ma vie professionnelle ont été consacrées à la persévérance scolaire, ce qui m’a amené sur des tribunes en Europe, principalement en France, où j’ai mené deux projets de recherche et de coopération. » 

« J’ai toujours valorisé le travail en équipe et en concertation »
Le travail de Michel Perron s’est vraiment déployé en mode d’innovation sociale. Lors d’un colloque tenu dans le cadre de l’ACFAS 2013, il a été invité à préciser les conditions qui ont permis l’émergence d’une mobilisation au Saquenay-Lac-Saint-Jean, mais aussi l’essaimage au Québec et à l’étranger. Voilà le modèle d’un projet qui trouve des preneurs, qui est diffusé et qui s’appuie sur des connaissances scientifiques. Michel Perron insiste pour dire que ce résultat est intimement lié au travail d’équipe : « Le Groupe d’action sur la persévérance scolaire, c’est maintenant 35 personnes qui sont toutes des têtes de réseau. J’ai toujours valorisé le travail en équipe et en concertation. Je crois aux directions partagées et de groupe. Tout seul, on va peut-être plus vite, mais on va moins loin. »


L'Équipe du VISAJ: À partir de la gauche, rangée du devant : Isabelle Morin, Éric Demers et Éléonore Côté ; rangée de derrière : Michel Perron, Marie-Ève Bouchard, Michaël Gaudreault, Suzanne Veillette, Jean-Guillaume Simard et Patrick Vachon.

Les axes de recherche de la chaire VISAJ UQAC-Cégep de Jonquière
La Chaire UQAC-Cégep de Jonquière (VISAJ) a développé quatre axes de recherche : L’axe 1 s’intéresse à l’appartenance des jeunes à leur milieu, à leur famille et à leur communauté; l’axe 2 à la reproduction des inégalités sociales et de santé. Les travaux considèrent le fait que des élèves se retrouvent dans un contexte familial qui ne les aide pas à réussir et dans un milieu qui ne les favorise pas beaucoup. « En particulier, nous travaillons dans le cadre d’un projet, Cartojeunes, qui nous permet de cartographier de nombreux indicateurs disponibles sur les jeunes au Québec. Il s’agit d’un élargissement du projet Cartodiplôme (www.cartodiplome.qc.ca), qui produit des données pour le secondaire. Cartojeunes intègre des données sur les jeunes du collégial et de l’université pour tout le Québec : régions, MRC, commissions scolaires, municipalités et secteurs de recensement. Nous rendrons disponibles beaucoup de données sur l’accès aux études et sur les cheminements en lien avec les données socio-économiques. L’axe 3 de la recherche porte surtout sur les aspirations des jeunes, sur la façon dont ils se projettent dans l’avenir et dans le temps. Des chercheurs d’ÉCOBES et de l’UQAC contribuent énormément à suivre une cohorte de jeunes que nous avons vus à cinq reprises depuis 2002. Nous nous intéressons en plus du cheminement scolaire à d’autres dimensions, telles l’estime de soi, l’image corporelle et l’insertion socioprofessionnelle.»

« Les jeunes sont moins habiles qu’avant physiquement. Ils ont de plus en plus de difficultés à réussir les tests qu’on leur proposait dans le temps, parce qu’ils sont moins en forme »
Dans l’axe sur la santé des jeunes, en collaboration avec le professeur Mario Leone, qui pilote les travaux, la Chaire a fait une enquête sur les 6 à 12 ans afin de connaître, entre autres, leur habileté motrice. Avec des spécialistes de l’UQAC en kinésiologie et en éducation physique, une enquête majeure a été menée auprès de 3 600 jeunes dans cinq régions du Québec. « Grâce au travail du professeur Mario Léone et d’autres, nous sommes à revoir les courbes de croissance des jeunes au Québec. Dans le cadre de ce projet, nous avons développé une nouvelle technique d’évaluation de la motricité des enfants. Les tests que nous avons développés sont maintenant utilisés partout au Québec par les professeurs d’éducation physique. Les anciennes mesures correspondent de moins en moins aux besoins et au développement des jeunes d’aujourd’hui. Les jeunes sont moins habiles qu’avant. Ils ont de plus en plus de difficultés à réussir les tests qu’on leur proposait dans le temps, parce qu’ils sont moins en forme. »

Une chaire conjointe université-cégep unique
La chaire conjointe université-cégep VISAJ est unique. Dans le cadre des rencontres préparatoires à une nouvelle politique de recherche au Québec, où on a souligné l’importance d’une collaboration accrue entre les collèges et les universités, cette réalisation a valeur de modèle. « Depuis sa création, c’est une dizaine de professeurs associés à l’université dans plusieurs domaines qui y ont travaillé. Ces professeurs travaillent coude à coude avec des chercheurs d’ÉCOBES du Cégep de Jonquière. Près de vingt chercheurs gravitent autour de cette chaire. Nous avons tenu notre troisième rencontre scientifique en mai. (Voir les PowerPoint sur le site de la Chaire). Nous avons couvert les quatre axes de recherche. »
 

Photographe, Yves Laroche ; son site web: http://ylaroche.com/accueil.php

Une quatrième vie?
Nous avons demandé à Michel Perron s’il comptait travailler jusqu’à 84 ans. « J’ai un projet qui me mobilise beaucoup depuis une année : mettre en réseau tout ce que j’ai fait depuis des années. Il s’agit du Réseau de partenariat en persévérance scolaire, où se retrouveront ÉCOBES, le CRÉPAS, VISAJ, un consortium de recherche en éducation du SLSJ de l’UQAC, les quatre commissions scolaires de la région, les quatre cégeps de la région, l’UQAC, les centres jeunesse, l’Agence de santé, la communauté autochtone de la région et d’autres partenaires régionaux, réunis pour travailler à un projet de mobilisation de toute la région qui va encore plus loin en matière de persévérance scolaire. Quand ce projet aura démarré, que l’on parlera du Saguenay–Lac-Saint-Jean à titre de « première région éducative », je penserai à autre chose. » Après une vie d’enseignant au cégep, une vie de professeur d’université, une vie de chercheur et d’innovateur social, une quatrième vie?

Le Portail du réseau collégial inscrit Michel Perron à sa galerie de personnalités marquantes du réseau collégial
Compte tenu de ses importantes réalisations en enseignement, en recherche et en services à la collectivité dans le but de soutenir la réussite éducative des jeunes, le Portail du réseau collégial est fier de s’associer à l’AQPC pour souligner l’importance de la contribution de Michel Perron en l’ajoutant à sa galerie des personnalités marquantes du réseau collégial.

Entrevue réalisée par Alain Lallier, édimestre et éditeur en chef du Portail du réseau collégial.

N.B. Pour des informations additionnelles sur Michel Perron, consultez sa fiche de réalisations sur le Portail du réseau collégial



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