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Campagne électorale

Le SPGQ réclame un réinvestissement dans les cégeps

Alors que les cégépiens reprennent le chemin des classes, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) réclame aux partis en lice pour la campagne électorale provinciale un réinvestissement dans les cégeps.

Négligés depuis plusieurs années et amputés de 151 millions $ l’an dernier, les cégeps ont besoin d’argent frais, d’autant plus que la clientèle et les besoins augmentent. La dernière année a été particulièrement pénible dans plusieurs établissements. « Les délais s’allongent, des services disparaissent et le personnel est à bout de souffle. Les sommes annoncées dans le dernier budget ne permettront pas de faire le rattrapage nécessaire pour offrir des services de qualité à la population étudiante », estime Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.

Impossible de faire plus avec moins

Sondé en mai dernier, le personnel professionnel des cégeps dresse un portrait sombre de la situation. Quelque 68 % des personnes répondantes constatent que les délais dans le traitement et la réalisation des dossiers a augmenté, principalement en raison des compressions à leur avis. De plus, 43 % admettent que la qualité du travail a été affectée.

« Du gras, arrêtez d’en chercher, on est rendu à couper dans l’os. Les professionnelles et professionnels s’épuisent pour essayer de rendre les meilleurs services possibles, mais ils n’y arrivent plus, faute de ressources », insiste M. Bouvrette.

Le SPGQ demande à tous les partis aspirants à diriger le Québec dans les prochains mois de s’engager à réinvestir dans les cégeps de la province. « On devrait accueillir 7000 jeunes de plus dans les cégeps cet automne et ils sont de plus en plus nombreux à être en situation de handicap et à nécessiter des services spécialisés. Le Québec a-t-il les moyens d’abandonner des talents qui vont construire la société de demain? », questionne M. Bouvrette.

À propos du SPGQ

Le SPGQ représente plus de 800 professionnelles et professionnels dans dix cégeps, soit le Cégep André-Laurendeau, le Cégep de Jonquière, le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, le Cégep de Lanaudière, le Cégep de Saint-Hyacinthe, le Cégep de Sainte-Foy, le Cégep de Thetford, le Cégep de Trois-Rivières, le Collège de Bois-de-Boulogne et le Collège Montmorency.

Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente plus de 34 000 spécialistes, dont environ 25 000 dans la fonction publique, 6 000 à Revenu Québec et 3 000 répartis dans les secteurs de la santé, de l’enseignement supérieur et au sein de diverses sociétés d’État.

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Source :

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Renseignements

Karine Doyon

Conseillère en communication

438 531-5639 | communications@spgq.qc.ca

 

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Québec, le 24 août 2026