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La fermeture d’un autre pavillon au cégep de Saint-Laurent sème l’inquiétude

Une situation qui survient au moment où Québec tarde à mettre à jour son bilan de l’état de vétusté des cégeps.

Zacharie Goudreault - Le Devoir

Au moment même où Québec tarde à dévoiler un portrait mis à jour de l’état de vétusté des établissements d’enseignement supérieur dans la province, le cégep de Saint-Laurent, devenu malgré lui le symbole de ce manque d’entretien chronique, a dû fermer in extremis un autre de ses pavillons « par mesure préventive », a appris Le Devoir. Une situation qui bouleversera la rentrée de plus de 2000 étudiants et de nombreux membres du personnel.

« À la suite d’une recommandation d’experts en bâtiment reçue aujourd’hui, nous devons procéder à la fermeture immédiate du pavillon C par mesure préventive et afin d’assurer la sécurité de notre communauté », indique une communication acheminée mardi soir par la direction générale de l’établissement public montréalais à l’ensemble de son personnel. Le Cégep avait entamé cet été des travaux de réfection des murs extérieurs de ce pavillon, qui accueille notamment des étudiants en génie électrique et mécanique ainsi que ceux rattachés au programme des Sciences de la nature.

« Par conséquent, les locaux, bureaux et salles de classe ne sont plus accessibles et ce pour une durée indéterminée », ajoutait le courriel, dans lequel la direction générale se dit consciente « que cette situation imprévue s’ajoute à une période déjà bien remplie et qu’elle peut susciter des préoccupations ».

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65 %

Le bilan actuellement disponible fait état de 65 % d’immeubles du réseau collégial jugés en mauvais état.

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Des rencontres ont d’ailleurs eu lieu depuis, ce mercredi, afin d’informer de cette situation les employés du personnel technique ainsi que les enseignants qui seront directement touchés par cette mesure. C’est lors d’une de ces rencontres que le vice-président du Syndicat des employés de soutien du cégep de Saint-Laurent, Jess Corneau, a appris que le « problème structurel » à l’origine de cette fermeture pourrait prendre des années à résoudre.

« Ça nous préoccupe énormément », confie au Devoir M. Corneau, joint mercredi après-midi. « On se demande ça va être quoi l’impact sur la qualité de travail » du personnel, mais aussi sur les étudiants touchés. « La qualité des cours va en prendre un coup », dit-il, en soulignant le risque que cette fermeture soit compensée par la tenue de plus de cours de soir ou en ligne.

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13 août 2026