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LES CÉGEPS, PILIERS DE LA QUALIFICATION DE LA MAIN-D'OEUVRE AU QUÉBEC

MONTRÉAL, LE 16 OCTOBRE 2020—À l'occasion du Forum virtuel sur la requalification de la main-d'oeuvre et l'emploi, un événement organisé par le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS) en collaboration avec la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), auquel elle a pris part aujourd'hui, la Fédération des cégeps a rappelé que les 48 établissements de son réseau occupent une position privilégiée pour soutenir le Québec en matière de formation, de requalification et de hausse des compétences de la main-d'oeuvre. Les individus, les entreprises et l'ensemble des décideurs doivent s'appuyer davantage sur l'agilité et l'expertise des établissements d'enseignement, dont les cégeps qui ont été, de tout temps, des piliers de la qualification de la main-d'oeuvre et qui sont plus que jamais en mesure de contribuer, de manière souple et novatrice, à l'effort collectif pour relever les défis que nous impose entre autres la pandémie, a fait valoir la Fédération.

« Nous saluons la tenue de la rencontre d'aujourd'hui qui a permis une réflexion et des échanges concertés de tous les acteurs de la société pour convenir de pistes de solution afin d'aider des Québécoises et des Québécois à se relever de la perte d'un emploi, et pour soutenir les organisations et les entreprises à travers la qualification et la hausse des compétences de la main-d'oeuvre. Les fruits de cette rencontre, tout comme le contexte dans lequel nous évoluons actuellement, doivent maintenant nous donner l'impulsion d'agir comme société. Aussi dévastatrice soit-elle pour les individus comme pour certains pans de notre économie, la pandémie n'est venue qu'aggraver une situation que nous pouvions déjà entrevoir à la lumière des données et des études dont nous disposons. La qualification et la formation continue des travailleurs font le succès des sociétés qui se distinguent avantageusement à l'échelle planétaire et il n'en tient qu'à nous de les imiter, notamment en misant sur le réseau collégial public. Le fait qu'on doit et qu'on peut compter sur les établissements d'enseignement faisait d'ailleurs largement consensus aujourd'hui parmi les participants et les participantes », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

                 
Selon Emploi-Québec, 94 % des emplois créés d'ici 2028 seront hautement qualifiés, donc exigeront au minimum un diplôme d'études collégiales. Pourtant, un nombre encore insuffisant de jeunes poursuivent leurs études à l'enseignement supérieur. En matière de formation continue des travailleurs, l'étude de KPMG réalisée en 2019 à la demande de la Fédération illustre également toute la hauteur des défis à relever à cet égard. La formation continue, nous dit KPMG, joue un rôle significatif dans le rehaussement de la productivité et, par extension, du niveau de vie. Or, seules les provinces de l'Atlantique affichent actuellement un niveau de vie inférieur à celui du Québec. En plus de cette réalité se profilent également en toile de fond nos importantes pénuries de main-d'oeuvre, le vieillissement de notre population et les défis qui découlent de la transformation de l'économie mondiale.

Pour la Fédération, il va de soi que le Québec doit s'appuyer davantage sur la formation continue des travailleurs. Or, toujours selon KPMG, si la majorité des entreprises québécoises sont conscientes du potentiel que présente la formation de leur personnel en termes de productivité et d'adaptation aux changements technologiques, des contraintes organisationnelles comme le manque de ressources financières ou la difficulté de libérer des employés le temps d'une formation constituent toujours des obstacles importants. La Fédération estime que les entreprises doivent pouvoir prendre en charge et organiser, avec le soutien des établissements d'enseignement, le rehaussement et la mise à jour des compétences de leur personnel, à travers des formations qualifiantes et transférables.

Des solutions flexibles et novatrices en matière de rehaussement des compétences
Les cégeps offrent annuellement environ 375 programmes d'attestation d'études collégiales (AEC) et une gamme variée de formations courtes sur mesure, qui constituent des solutions de premier ordre en matière de requalification de la main-d'oeuvre et de rehaussement des compétences. Leurs services aux entreprises représentent également une réponse souple, de durée variée et adaptée aux besoins de formation des travailleurs. Les cégeps sont en mesure d'élaborer des plans de formation arrimés à la réalité des entreprises et des organisations, pour former leur personnel face aux défis du télétravail ou encore pour hausser leurs qualifications dans le domaine du numérique, par exemple. L'ensemble des activités de formation des cégeps, qu'elles soient créditées ou sur mesure, peuvent généralement être offertes à distance ou en ligne et, selon les conditions sanitaires en vigueur, sur les lieux du travail ou dans un établissement du réseau collégial.

Les cégeps offrent par ailleurs des services de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) à travers lesquels des individus peuvent se voir reconnaître leur bagage scolaire et celui acquis dans le cadre de leur travail, en vue d'obtenir un diplôme. Dans un contexte où plusieurs secteurs de notre économie sont affectés par la pandémie, forçant les travailleurs et travailleuses à optimiser leur parcours professionnel, de tels services constituent une solution porteuse d'avenir, tant pour les personnes que pour le marché du travail.

Une formation segmentée par blocs de compétences
Dans le cadre du Forum d'aujourd'hui, la Fédération des cégeps a notamment exposé son projet de formation segmentée par blocs de compétences, soutenu par la CPMT, qui constitue une parfaite démonstration de la souplesse dont peuvent faire preuve les cégeps. Selon les grandes lignes de ce projet, les programmes menant au diplôme d'études collégiales (DEC) ou à une attestation d'études collégiales (AEC) peuvent être découpés en blocs de compétences, favorisant ainsi la qualification des individus et la prise en compte des besoins spécifiques d'une région ou d'un secteur d'activités. Pour chaque segment complété, l'étudiant ou l'étudiante se voit décerner une attestation de formation technique (AFT), ce qui lui permet de progresser par étapes en obtenant chaque fois une certification. Une telle approche favorise la persévérance de l'étudiant, encouragé par l'obtention d'une reconnaissance à chaque segment, et procure à l'employeur un meilleur portrait des compétences des candidats et candidates à l'embauche. La Fédération voit dans cette innovation, qui ne représente qu'un des nombreux exemples de formules novatrices de formation, une preuve supplémentaire qu'il est possible d'offrir aux travailleurs des formations courtes tout en s'assurant qu'elles sont qualifiantes et qu'elles mènent à l'acquisition de compétences transférables.

La capacité d'innover et d'agir avec souplesse des cégeps a d'ailleurs été concrètement reconnue aujourd'hui par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, M. Jean Boulet,qui a annoncé un soutien au projet CodeLab, résultat du partenariat du Collège Bois-de-Boulogne, du Cégep Gérald-Godin et de John Abbott College.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d'affaires étudiantes, d'affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d'évaluation de la scolarité, d'affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. www.fedecegeps.ca.
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Source : Fédération des cégeps

Renseignements : Judith Laurier, directrice des communications, 514 381-8631, poste 2337; cellulaire : 514 239-2088
Suivez-nous sur Twitter : @fedecegeps



 
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