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Le «plogging» de plus en plus populaire à Alma

Article publié par le Journal de Québec

Des étudiantes au cégep amassent des déchets à la suite d’un cours de philosophie




Photo courtoisie
Émilie Ménard et Vicky-Ann Fortin adhèrent à la philosophie du « plogging », qui consiste à faire du jogging tout en ramassant des déchets en bordure des routes.

Isabelle Tremblay

ALMA | Armées de leurs espadrilles et sacs de plastique, deux étudiantes du Lac-Saint-Jean veulent améliorer la planète en ramassant des déchets.

Émilie Ménard et Vicky-Ann Fortin, 19 ans, pratiquent le « plogging » (ou écojogging), une discipline qui allie le jogging et le fait de ramasser des déchets par terre.
Cette nouvelle tendance, dont le concept a été créé en Suède il y a quelques années, est de plus en plus populaire au Saguenay–Lac-Saint-Jean. « Plogging » est une contraction des verbes « ramasser » et « courir ».

Elles se promènent environ une fois par semaine dans les rues d’Alma pour ramasser des déchets.
Parfois, elles rentrent à la maison avec quelques sacs de plastique remplis de déchets.

« C’est surprenant de constater à quel point les gens jettent encore des choses dans l’environnement. Il faut prendre soin de notre planète, c’est chez nous », soutiennent-elles.
Trier

Après avoir fait leur cardio, les filles trient les matières. L’énorme quantité de mégots de cigarette qui jonchent le sol les impressionne.

« C’est vraiment ce que j’ai vu le plus. C’est tellement dommage. Je mets des gants et je les ramasse. Notre but est de tout nettoyer sur notre passage », précise Vicky-Ann Fortin.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles optent toujours pour un parcours différent.
Cégep

Les jeunes de 19 ans étudient au Cégep d’Alma. L’initiative émane d’un cours de philosophie.
« Notre professeur nous en a parlé et nous avons eu envie de faire notre part pour l’environnement. C’est un petit geste, mais qui pourrait faire quelque chose de grand », souligne Émilie Ménard.

Les jeunes femmes font un squat chaque fois qu’elles se penchent pour ramasser quelque chose par terre. Elles y ajoutent parfois d’autres mouvements.

« Ça nous amène un petit défi de plus. Le fait de combiner l’activité physique et la protection de l’environnement est une belle découverte et nous souhaitons vraiment que la population adhère au mouvement », poursuit Émilie.

En prévision du prochain jour de la Terre qui aura lieu en avril, les cégépiennes souhaitent créer un événement d’envergure. Petit à petit, l’idée fait du chemin.
« Nous aimerions que ce soit à grande échelle pour que les gens embarquent, pour faire eux aussi une différence », concluent-elles.



 
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