Nouvelles

Une rentrée marquée par un manque de personnel dans les cégeps

Le réinvestissement de Québec a été insuffisant pour éviter des répercussions sur les étudiants, dit la CSQ.

Zacharie Goudreault - Le Devoir

Un manque de personnel continuera de se faire sentir cette année dans les cégeps, où le réinvestissement de l’État le printemps dernier n’a pas permis de compenser entièrement les répercussions des restrictions budgétaires des dernières années, au moment où la population étudiante continue de grimper.

C’est ce qu’ont évoqué mardi, en conférence de presse à Montréal, plusieurs représentants syndicaux affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), à quelques jours de la rentrée collégiale pour quelque 200 000 étudiants au Québec.

Le nombre de ces étudiants connaît d’ailleurs une hausse importante au Québec, celle-ci devant atteindre près de 4 % cet automne, selon les plus récentes prévisions ministérielles. Les deux dernières années, la croissance annuelle avait oscillé autour de 5 %. Le tout au moment même où les dernières données disponibles sur le déficit de maintien des cégeps, datant de l’hiver 2024, indiquent que 65 % des immeubles du réseau seraient en mauvais ou en très mauvais état.

« Les attentes sont donc élevées pour le prochain gouvernement, peu importe quel parti ça va être », a lancé la présidente de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur, Frédérique-Jade Belzile, alors que la campagne électorale provinciale approche à grands pas. « Ce que nos fédérations et la centrale demandent, c’est un respect de la part du prochain gouvernement pour le réseau collégial », a renchéri à ses côtés le président de la CSQ, Éric Gingras.

Un effort financier insuffisant

L’augmentation de 3,7 % du budget alloué aux cégeps de la province, en mars dernier, n’a d’ailleurs offert qu’une mince consolation au réseau. Car, même si ce financement a permis à plusieurs cégeps d’éviter d’avoir à subir cette année une baisse de leurs effectifs non enseignants, le nombre de ces employés stagne dans le réseau. Ce qui équivaut, par étudiant, à une baisse des services offerts et à des espaces toujours manquants pour accueillir tous les inscrits à des programmes collégiaux dans la province.

« C’est clair que les chiffres ne sont pas positifs, au moment où on se parle », a ainsi lancé Éric Gingras, en faisant référence à l’incapacité des cégeps d’augmenter leur personnel à la hauteur des besoins croissants de leurs étudiants. « On n’a pas du tout rattrapé les coupures qui étaient là auparavant », et dont les effets se font toujours sentir, a pour sa part affirmé le président de la Fédération du personnel professionnel des collèges, Éric Cyr.

Lire la suite

12 août 2026