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Levée de boucliers contre le resserrement des règles pour les étudiants étrangers

Martin Toulgoat - Radio-Canada
L’opposition officielle et les fédérations étudiantes du Québec s’unissent pour dénoncer l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) par le gouvernement Legault qui va compromettre, estime-t-on, l’avenir de plusieurs étudiants étrangers prêts à intégrer le marché du travail.
Le porte-parole du Parti libéral du Québec en matière d’immigration, de francisation et d’intégration, André A. Morin, a tenu un point de presse jeudi avant-midi à l’Assemblée nationale, accompagné de représentants de la Fédération étudiante collégiale du Québec et de l’Union étudiante du Québec.
C’est une véritable injustice que d’abolir ce programme dans le milieu d’un match et de changer les règles avant la fin de la partie. Ça ne se fait pas.
Une citation deAndré A. Morin, député libéral de l’Acadie

André A. Morin est député du parti libéral du Québec depuis 2022 dans la circonscription de l'Acadie à Montréal.
Photo : Radio-Canada
Le porte-parole en matière d’immigration souligne ainsi que le même gouvernement, en peu de temps, a incité le recrutement d’étudiants à l’étranger, tout en resserrant les règles d’admission et d’intégration aux marchés du travail.
Imaginez le désarroi de ces étudiants, leur programme est brisé, leur vie est évidemment affectée, ça a un impact majeur pour tous ces étudiants qui avaient un projet d’études ici et, en plus, cette décision nuit à la réputation du Québec à l’étranger, ajoute le député libéral.
Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Christopher Zéphyr, ajoute que l’abolition du PEQ est une décision complètement déconnectée de la réalité.
L’annulation du Programme de l’expérience québécoise et de son volet diplômés, c’est plus qu’un changement administratif. C’est une fermeture de porte, c’est un recul et c’est un message extrêmement inquiétant envoyé à des milliers de jeunes déjà intégrés et enracinés, explique celui qui est à la tête de Fédération qui compte plus de 70 000 membres partout au Québec.

Louise Larose habite à Gaspé depuis cinq ans. La finissante en travail social au Cégep de la Gaspésie et des Îles a toujours espoir de ne pas devoir retourner en France.
Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat
Louise Larose, finissante en travail social au Cégep de la Gaspésie et des Îles d’origine française, fait partie de ces étudiants touchés par la fin du PEQ le 19 novembre dernier.
Comme d’autres, elle estime que cette décision politique vient briser des projets de vie, pourtant construits sur des incitatifs gouvernementaux d’accueillir des étudiants étrangers.




