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Rentrée et guerre à Gaza: normal qu’il y ait des «malaises» dit la CSN

Lia Lévesque - La Presse canadienne

Source: Le Devoir

Alors que la rentrée dans les cégeps et les universités est à nos portes et que les manifestations liées à la guerre à Gaza se poursuivent, la fédération de la CSN qui représente des enseignants de cégeps et des chargés de cours à l’université estime qu’il est normal qu’il y ait des « malaises ».

Au cours d’une conférence de presse, mardi, à Montréal à l’occasion de la rentrée scolaire, le président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants (FNEEQ), Benoît Lacoursière, a rappelé que, de tout temps, il y a eu de la contestation dans les universités et les cégeps.

Il affirme qu’il y a « un génocide à Gaza » et que le fait que « les étudiants veuillent être à l’avant-garde de la dénonciation de ce phénomène-là nous semble tout à fait légitime comme posture ».

M. Lacoursière estime que les établissements d’enseignement supérieur ont actuellement « tous les outils pour gérer les situations, éviter les débordements » et n’ont pas besoin de plus d’interventions de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry. Selon lui, ses interventions passées ont même accentué les tensions entre les groupes.

Quant aux étudiants qui affirment appréhender cette rentrée, vu les tensions sur certains campus, il soutient que « les malaises, c’est tout à fait normal d’en vivre en enseignement supérieur ; on est là pour confronter des idées aussi ».

Il a toutefois convenu que « l’ensemble des étudiants et des étudiantes devraient se sentir en sécurité sur nos campus ».

À ses côtés, la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre, a indiqué que la centrale syndicale « a pris part pour la Palestine, a pris position pour libérer Gaza, pour que ça cesse le génocide ».

Elle aussi croit que « c’est normal, je pense, que ça se passe des contestations de cette nature-là dans nos cégeps. Et je pense que c’est sain dans nos cégeps et nos universités ».

Ministres à remplacer

Par ailleurs, à quelques jours du remaniement ministériel annoncé par le premier ministre François Legault, la CSN, qui avait déjà réclamé la démission de la ministre de l’Enseignement supérieur Pascale Déry, a aussi souhaité que le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, soit remplacé à cette occasion.

Même si le ministre a reculé, pour l’essentiel, quant aux restrictions budgétaires demandées au réseau scolaire, le lien de confiance est rompu, a conclu la centrale syndicale.

En fin d’année scolaire, le ministre Drainville avait annoncé que le réseau devrait trouver des économies de 570 millions de dollars en touchant le moins possible aux services directs aux élèves. Mais, devant la grogne, Québec a annoncé, au milieu de l’été, qu’il réinjecterait 540 millions.