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Prix Denise-Barbeau — Recherche au collégial - Valoriser l’algue de mille et une façons

Publié par Le Devoir | Marie-Hélène Alarie - Collaboration spéciale | Actualités en société
Ce texte fait partie d’un cahier spécial.

Photo: École des pêches et de l’aquaculture du Québec
Éric Tamigneaux

11 novembre 2017- « Dans l’industrie des grandes algues marines, il y a en ce moment de nouveaux acteurs très dynamiques qui se positionnent au Québec, et une véritable filière industrielle est en train de se structurer », affirme Éric Tamigneaux, lauréat du prix Acfas Denise-Barbeau honorant un chercheur du collégial. On ne le sait pas toujours, mais les algues entrent dans la fabrication de peintures, d’électrodes ou encore de fertilisants, et on les trouve bien sûr dans l’alimentation.
 
« Plusieurs produits innovants sont d’ailleurs en cours de développement dans les centres de recherche avec lesquels le cégep collabore. En même temps, nous devons continuer à développer notre expertise technique et nos connaissances fondamentales sur les macroalgues nordiques, car c’est un secteur de recherche qui a été longtemps délaissé au Québec, et, dans ce domaine, nous avons du retard par rapport à d’autres pays de l’Atlantique Nord », ajoute-t-il.
 
La bonne nouvelle c’est que de nombreuses entreprises cherchent à augmenter leur accès à cette matière première pour répondre à la demande croissante pour leurs produits à base d’algues. Un dilemme fait cependant son apparition : « L’accès à certains marchés, financements ou infrastructures est conditionnel à l’atteinte d’un certain volume de production, tandis que la croissance des volumes de production est conditionnelle à l’accès aux marchés, aux financements et aux infrastructures. »
 
Selon le professeur Tamigneaux, qui oeuvre au sein du cégep de la Gaspésie et des Îles et qui est titulaire de la Chaire de recherche industrielle en valorisation des macroalgues marines, la solution se cache dans « l’intégration de ce nouveau secteur industriel et de ses enjeux [accès aux investissements, aux champs d’algues en milieu naturel, aux sites de culture en mer, aux infrastructures de transformation et de transport, etc.] dans les stratégies de développement régional et national. »
 
Pour Éric Tamigneaux, le prix de l’Acfas est important. « Il est très valorisant de voir que mon parcours d’enseignant-chercheur est reconnu par la communauté, avoue-t-il. C’est une très belle reconnaissance pour le travail de toute l’équipe de collaborateurs qui m’entoure, et le prestige du prix rejaillira certainement sur le cégep et sur son Centre collégial de transfert de technologie des pêches. Cela va sans doute encourager aussi de jeunes enseignants du cégep à s’impliquer dans la recherche. »



 
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