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Vincent-d’Indy: tout en musique



Une entrevue avec monsieur Yves Petit, directeur général de l'École de musique Vincent d'Indy

Spécialisée dans l’enseignement de la musique depuis plus de 80 ans, l’École de musique Vincent-d’Indy offre des programmes de niveau collégial depuis le début des années 70. Elle offre également des programmes Musique-études au primaire et au secondaire, respectivement avec l’école Saint-Joseph et le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie. Pratiquement, un enfant peut commencer sa scolarisation dès son jeune âge et poursuivre ses études en musique aux niveaux primaire, secondaire puis collégial tout en suivant un cursus scolaire complet, et ce, dans le même établissement. Grâce au secteur Musique pour tous, l’École offre également des cours parascolaires s’adressant aux enfants, aux adolescents et aux adultes, le soir et la fin de semaine.

Une variété de programmes et de profils
Le secteur collégial se module de différentes façons. L’École offre le préuniversitaire en musique classique ou jazz et trois doubles DEC. Il existe ainsi une possibilité de compléter un DEC de deux ans en musique dans le cadre duquel l’ensemble des cours, généraux et spécifiques, sont offerts à l’École. Les doubles DEC sont quant à eux dispensés en partenariat avec le Collège Jean-de-Brébeuf, en Musique et Sciences de la nature, en Musique et Sciences humaines ou en Musique et Arts, lettres et communication. Dans l’ensemble de ces programmes, la clientèle étudiante gravite entre 70 et 90 étudiants.

Relever le défi d’une offre diversifiée
Questionné sur la difficulté d’offrir une telle diversité de programmes et de cours à un petit volume d’étudiants, Yves Petit affirme qu’il s’agit d’un très beau défi, relevé avec conviction, et qui comporte son lot d’avantages. « Il s’agit en fait d’une petite famille dans laquelle les étudiants des différents profils (interprétation, création, réalisation sonore ou chant et jeu scénique), autant en jazz qu’en classique, se côtoient, collaborent et tissent des amitiés. Cette formule permet de bien personnaliser l’encadrement, l’enseignement, le cheminement, les activités et les concours proposés. C’est aussi, pour l’École, l’occasion de développer des cours particuliers pour chaque profil et des activités pédagogiques uniques à travers nos différents partenariats. »

Depuis 2013, un partenariat a été établi avec l’Orchestre Métropolitain, partenariat dans le cadre duquel les étudiants du secteur collégial bénéficient d’un accès privilégié aux musiciens de l’Orchestre, effectuent des prestations dans le foyer de la Maison symphonique, en plus de participer à des ateliers et à de nombreuses classes de maître. Depuis 2014, les élèves peuvent aussi être membres de l’Orchestre symphonique du Conservatoire de la Montérégie, en résidence à l’École de musique Vincent-d’Indy, et cela, dans le cadre de leur cours Grand ensemble.

La particularité de l’École
Un certain nombre d’établissements offrent des programmes préuniversitaires en musique à Montréal. Comment se démarquer? « Notre spécialité en musique nous permet d’orienter tous nos développements et tous nos partenariats vers cette discipline. Les possibilités d’enrichissement en musique sont nombreuses et peuvent être explorées sous la forme de classes de maître, d’ateliers de spécialistes et de musiciens reconnus ou de conférences sur des sujets bien spécifiques comme l’ergonomie du musicien, le stress de performance en public et les répercussions de la musique sur les fonctions cognitives. De nombreux concours et événements à l’interne sont ainsi créés comme le concours de concertos, le concours de composition et le Prix Vincent-d’Indy jazz. La taille de l’établissement et le nombre d’élèves nous permettent d’accompagner personnellement les étudiants tout en offrant une panoplie d’activités de développement et d’enrichissement. Le fait d’avoir plusieurs secteurs et niveaux d’études nous permet également de développer des collaborations particulières entre ceux-ci pour échanger de l’expertise et des méthodes pédagogiques. »

Des enseignants branchés sur le milieu musical, mais aussi pédagogues
Plusieurs enseignants de l’École de musique Vincent-d’Indy donnent aussi des cours à l’université, d’autres offrent des classes de maître et ils sont présents sur la scène musicale à Montréal. « Ces enseignants sont très branchés sur le milieu musical et nous nous assurons qu’ils soient aussi d’excellents pédagogues. Nous voulons que les élèves bénéficient de leur expérience sur la scène et dans le milieu musical. Nous souhaitons aussi que les enseignants puissent rejoindre ces étudiants, s’adapter aux forces et aux défis de chacun et les aider à développer leur plein potentiel. Plusieurs enseignants sont eux-mêmes diplômés de l’École, certains ont aussi une expertise pluridisciplinaire. » C’est le cas de Rachel Cotton, par exemple, qui combine un doctorat en piano, un baccalauréat en kinésiologie et une maîtrise en physiothérapie, ce qui lui permet d’adopter une approche différente dans son enseignement et en lien avec l’ergonomie du musicien.

L’intégration des nouvelles technologies
On sent une volonté très nette de la direction de l’École d’assurer une mise à jour des équipements, en particulier au niveau des nouvelles technologies que l’on retrouve de plus en plus dans le milieu musical. « Venir à l’École, c’est constater un contraste important entre la bâtisse plus que centenaire et son contenu à jour au niveau des technologies. Nous avons un studio d’enregistrement, deux laboratoires iMac et les dernières versions de logiciels performants. Nous disposons d’un parc de 90 pianos, dont des pianos de concert restaurés et d’excellente qualité, de nombreuses salles de cours, de locaux de pratique et de salles de concert, dont l’une accueille un orgue Casavant. Pour nous, il est important de nous assurer d’avoir des infrastructures à la hauteur des besoins des étudiants et qui correspondent à la réalité de la scène culturelle.  »

Un amalgame de projets
L’École projette, pour le collégial, la mise en place de partenariats pédagogiques avec les universités afin d’offrir aux étudiants, aux enseignants et même à la communauté, des programmes annuels d’événements pédagogiques mobilisateurs. « Nous avons déjà des ententes avec des personnes issues de divers milieux afin de proposer des projets concrets aux étudiants. »

« Particulièrement cette année, nous avons eu la chance d’accueillir une panoplie de professionnels aux parcours aussi diversifiés qu’impressionnants qui, sous forme d’ateliers, de conférences ou de classes de maître, ont pu partager une partie de leur expertise avec nos étudiants et ouvrir leurs horizons. » Parmi ceux-ci, on retrouve Joseph Moog, pianiste, Rémi Bolduc, saxophoniste, Bernard Gariépy Strobl, ingénieur du son ayant entre autres obtenu une nomination aux Oscars pour le film Arrival, et Yukari Cousineau, violoniste, pour n’en nommer que quelques-uns. »

L’École entend également constituer une banque de collaborateurs professionnels d’ensembles et d’organismes du milieu musical pour continuer d’offrir aux étudiants un vaste éventail d’expériences signifiantes dans différents champs d’application des apprentissages.

Resserrer les liens avec les anciens
L’École souhaite resserrer les liens avec ses anciens en leur donnant l’occasion de continuer à faire de la musique. « Nous savons que des étudiants qui font des études collégiales en musique peuvent poursuivre dans le domaine, mais que certains font le choix de poursuivre dans un champ d’expertise différent, le programme préuniversitaire en musique donnant accès à plus de 70 programmes universitaires. Pour ceux qui choisissent une autre voie, la passion pour la musique perdure et nous souhaitons leur donner l’occasion de revenir faire de la musique à l’École. Nous avons ainsi créé le chœur Les Voix parallèles, une occasion pour les anciens de revenir aux sources et de faire partie d’un chœur de haut niveau qui s’adresse à des gens qui ont étudié en musique, et un nouveau cours Petits ensembles pour musiciens d’expérience dans le cadre du secteur Musique pour tous. Ils sont aussi invités à se joindre à l’Orchestre symphonique du Conservatoire de la Montérégie et au Rassemblement Jazz et Voix de Montréal, un nouvel événement mis sur pied en 2017. Tous ces projets visent à accentuer le sentiment d’appartenance des anciens.  »

Le réseau des professeurs affiliés
L’École soutient un réseau d’environ 300 professeurs affiliés à travers le Québec. Il s’agit principalement de professeurs qui enseignent à la maison. Ils offrent les programmes certifiés par l’École de musique Vincent-d’Indy et présentent leurs élèves aux examens et aux concours de l’École.

De la rigueur, mais aussi du plaisir
Yves Petit complète cette entrevue en précisant que, pour l’École, il importe que chacun des programmes soit empreint de rigueur, mais que le plaisir doit demeurer partie intégrante de l’apprentissage. «  Nous savons que l’École a une belle renommée bâtie sur la rigueur. Toutefois, cela ne se fait jamais au détriment de la qualité de vie. Le bonheur des élèves et du personnel demeure, pour nous, une priorité. »

Entrevue et texte réalisés par Alain Lallier, éditeur en chef du Portail du réseau collégial.





 
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