Mairesse de Lévis, Mme Marinelli semble avoir grandement apprécié son passage au cégep de La Pocatière, de 1971 à 1974, en techniques infirmières. Cette étape de vie lui a donné un goût d'autonomie, de responsabilité et de persévérance. Ces ingrédients lui ont permis de viser les plus hauts objectifs.

Mme Marinelli, quelle a été votre principale motivation à aller au cégep ?

À cette époque, la présence des cégeps au Québec était passablement nouvelle. Auparavant, la formation en techniques infi rmières était donnée dans les hôpitaux. C’était donc une nouveauté dans le milieu. C’était également une motivation pour voler de nos propres ailes, une démarche d’autonomie très importante. Je quittais mon milieu familial chaque semaine pour aller vivre en appartement et me débrouiller sur le plan fi nancier.

Quelle était l’ambiance dans votre cégep ?
L’ambiance était celle d’une grande liberté et d’une grande eff ervescence sur le plan social.
Nous étions très sensibles aux grands sujets d’actualité. Je me souviens des mouvements
étudiants qui revendiquaient entre autres sur la question linguistique (projet de loi 22).
À cette époque, l’affirmation nationale était très présente avec René Lévesque sur la
scène politique.

Croyez-vous que le cégep est un tremplin pour la vie adulte ?
Oui. Contrairement au secondaire, nous avions l’impression d’avoir fait un libre choix personnel de carrière et je me souviens que j’avais vraiment la volonté de réussir dans mes études. La discipline était présente. Cette étape a été d’une importance capitale quant à l’infl uence des personnes qui nous entouraient, soit les amis et les professeurs.

Je crois bien que toutes les expériences vécues à l’aube de cette vie d’adulte ont façonné un peu ce que nous sommes aujourd’hui. À mon avis, si nous avons aimé le cégep, nous avons le goût d’aller plus loin et de pousser vers des études supérieures. Lorsque mes deux filles ont fréquenté le cégep à leur tour, j’étais vraiment confiante que ça les mènerait plus loin.

Qu’avez-vous appris au cégep qui vous sert encore aujourd’hui ?

Est-ce le cégep ou l’orientation choisie qui a influencé ma vie actuelle ? Je ne le sais pas. Mais je sais que l’importance des valeurs humaines dans l’exercice de ma profession d’infirmière est toujours demeurée au coeur de ma façon de travailler et elle me sert énormément. Je garde d’excellents souvenirs de cet aspect.

Parlez-nous d’un souvenir marquant.
J’avais un professeur de philosophie, André Gaumont, qui a eu dans ma vie une grande influence. Son enseignement m’a marqué. Je dois dire que, parmi les étudiants à ce cours, se trouvait un jeune homme qui est par la suite devenu mon mari. Ce professeur prêtre nous a mariés et il est aujourd’hui archevêque de Sherbrooke. Je suis bien fière de connaître cet homme qui a su nous rejoindre dans nos valeurs respectives. Il est donc pour moi un souvenir marquant, un souvenir qui se perpétue aujourd’hui. Je lui voue un très grand respect et son amitié lointaine est importante encore aujourd’hui.

Quel avenir souhaitez-vous aux cégeps ?
Je pense que ce niveau d’enseignement est un excellent tremplin vers la vie adulte sur tous les plans. Je souhaite que le cégep se modernise et s’adapte aux nouvelles réalités.
 


Cette entrevue a été publiée dans Les cégeps : une grande aventure collective québécoise, Presses de l'Université Laval





 
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