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Bilan des perspectives du marché du travail 2011- Jusqu'à 26 fois plus d'offres d'emploi que de diplômés



Reprise en marche et pénuries de main-d'œuvre toujours en vue

MONTRÉAL, le 3 févr. /CNW Telbec/ - «Quelque 80 programmes en formation professionnelle, collégiale et universitaire affichant le plein emploi, 28 formations où le nombre de diplômés disponibles est nettement insuffisant pour combler les besoins : le bilan des perspectives d'emploi 2011 de Jobboom.com est positif et confirme les grandes tendances qui traversent le marché du travail québécois, soit la reprise de l'économie, le remplacement des départs à la retraite et le défi d'attirer une relève qualifiée dans plusieurs secteurs d'activité», a commenté Patricia Richard, directrice des contenus de Jobboom.com.  

Le dévoilement de la 14e édition du Bilan des perspectives du marché du travail marquait également le lancement de l'ouvrage Les carrières d'avenir 2011. L'événement s'est tenu au Cégep André-Laurendeau à Montréal, en présence de : Julie Boulet, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale; Rodrigue Vigneault, vice-président, Fédération des commissions scolaires du Québec; Jean Beauchesne, président-directeur général, Fédération des cégeps; Diane de Courcy, présidente, Commission scolaire de Montréal; Monique Laurin, directrice générale, Collège Lionel-Groulx; Alain Charlebois, Directeur Efficacité organisationnelle, Vidéotron; Hervé Pilon, directeur général, Cégep André-Laurendeau et Patricia Richard, directrice générale des contenus, Jobboom.com.

600 offres pour 23 diplômés…
Une trentaine de programmes de formation ne suffisent tout simplement pas à la demande pour leurs diplômés. Le secteur de l'environnement a présenté le cas le plus spectaculaire: en 2009-2010, l'université de Sherbrooke a affiché 600 postes pour ses 23 finissants du baccalauréat en écologie. En sciences biologiques, l'Université Laval a décerné une centaine de baccalauréats en 2010 et l'Université de Sherbrooke une quarantaine. Cette dernière a également affiché, en 2009-2010, près de 600 postes pour les finissants de ce programme. Cette situation s'explique par la forte croissance du secteur de l'environnement, où l'emploi a augmenté de 27,5 % entre 2007 et 2010, malgré la récession qui a sévi durant cette période. Les sous-secteurs de l'air et du climat sont en progression. Au Canada, toutes provinces confondues, 44 % des 318 000 employeurs environnementaux comptent embaucher au moins un employé en 2011. Le Québec compte près du quart des emplois dans le domaine.

La crise économique récente a nui au secteur de la fabrication métallique industrielle, mais l'industrie renoue tranquillement avec la croissance. Au Centre de formation professionnelle (CFP) Qualitech, à Trois-Rivières, les 12 finissants du DEP Fonderie de 2010 avaient tous trouvé un emploi dès la fin de leur premier stage, faisant ainsi grimper à 100 % le taux de placement. La situation a également été favorable pour la trentaine de diplômés de 2010 du CFP La Baie. D'ailleurs, faute de main-d'œuvre qualifiée, certaines entreprises du secteur de la métallurgie se voient contraintes de former des employés à l'interne pour combler leurs besoins.

Chaque année, le CFP de Neufchâtel reçoit une cinquantaine d'offres d'emploi pour les finissants du DEP Arpentage et topographie. Les 18 diplômés de 2010 ont donc eu l'embarras du choix pour trouver un emploi. Au CFP Jonquière, les 21 finissants de ce même programme n'ont pas eu de mal non plus à se placer. Les investissements du gouvernement dans des projets comme la construction de la centrale hydroélectrique de la Romaine favorisent l'embauche de diplômés.

300 offres pour 36 diplômés…
Les 36 diplômés du DEC Techniques de la documentation de 2010 du Collège Montmorency ont vu passer pas moins de 300 offres d'emploi. Du côté du Cégep de l'Outaouais, la dizaine de diplômés de ce programme se sont tous placés. La demande de personnel qualifié en techniques de la documentation est forte, tant dans les gouvernements provincial et fédéral qu'au sein des universités, par exemple. Les nombreux départs à la retraite favorisent le placement des diplômés dans ce domaine, de même que les avancées des technologies de l'information.

Le Cégep de Jonquière affiche, bon an mal an, de 150 à 200 offres d'emploi pour ses diplômés en Technologie de la mécanique du bâtiment, qui étaient au nombre de 11 en 2010. Au Cégep de l'Outaouais, le taux de placement atteint 100 % depuis 1996 pour les finissants de ce programme. Les neuf diplômés de 2010 ont donc réussi à tirer leur épingle du jeu. Les propriétaires d'immeubles les recherchent puisque ces derniers leur font faire des économies en gérant efficacement la consommation énergétique des bâtiments.

Secteurs en vedette

7 500 postes par année en technologies de l'information et des communications
Plus de 7 500 postes par année seront à pourvoir d'ici 2014 pour 20 métiers et professions. Tous les sous-secteurs de l'industrie tirent bien leur épingle du jeu. Le vieillissement de la main-d'œuvre commence aussi à se faire sentir malgré un âge moyen sous les 40 ans. La demande de personnel est exacerbée par le manque d'étudiants, généralisé à l'ensemble des programmes d'études en TIC.

10 000 emplois en assurances et services financiers
Au cours des sept à huit prochaines années, l'industrie devra pourvoir 10 000 emplois. En assurances de dommages seulement, 5 300 postes devront être pourvus d'ici 2012. Le vieillissement de la main-d'œuvre explique en partie cette demande.

4 000 à 6 000 emplois d'ici à cinq ans en transformation alimentaire
Le secteur connaît une hausse des exportations de produits transformés. De 4 000 à 6 000 emplois devraient être créés annuellement au cours des cinq prochaines années, dont la moitié pourvoira les postes laissés vacants par les nouveaux retraités.

En reprise : 5 000 à 6 000 postes dans les mines
Des projets de près de deux milliards de dollars ont été annoncés et devraient se concrétiser d'ici à 2013. Pour les mener à terme et assurer le développement de l'industrie aux prises avec le vieillissement de sa main-d'œuvre, de 5 000 à 6 000 travailleurs devront être recrutés de 2011 à 2015. Les perspectives d'emploi seront tout particulièrement intéressantes dans le secteur de l'exploitation du fer, ainsi que dans celui de l'exploration et l'exploitation de l'or.

Santé : manque à gagner de 6 630 infirmières en 2011-2012
De 13 000 à 22 000 travailleurs devront être embauchés jusqu'en 2015. Actuellement, le réseau a besoin de 1 100 omnipraticiens supplémentaires et de 680 à 1 000 médecins spécialistes. En 2011-2012, on prévoit également qu'il manquera environ 6 630 infirmières.

Construction : 14 000 nouveaux travailleurs par année
Le secteur du génie civil et de la voirie, soutenu par le Plan québécois des infrastructures qui se poursuivra jusqu'en 2013, s'est plutôt démarqué par une croissance de son activité durant la crise. Plusieurs projets prévus en construction industrielle viendront accentuer la demande de main-d'œuvre, et la construction résidentielle devrait également poursuivre sur sa lancée. L'industrie aura besoin d'environ 14 000 nouveaux travailleurs par année d'ici 2013 pour pallier les départs à la retraite et le roulement de main-d'œuvre.

Énergie et transport
L'industrie de l'énergie se porte relativement bien. Le gouvernement provincial investit dans la mise en valeur des ressources énergétiques renouvelables, comme le projet du complexe hydroélectrique de la Romaine. Le gouvernement du Québec compte aussi développer un potentiel d'énergie éolienne de 4 000 mégawatts qui devrait être atteint en 2015. De son côté, le secteur du transport, notamment le transport routier, a repris de la vigueur en 2010 grâce à la hausse des activités manufacturières. Les départs à la retraite nécessiteront aussi de l'embauche dans d'autres sous-secteurs, dont 7 400 personnes d'ici 10 ans dans le domaine maritime et 3 000 d'ici deux à trois ans dans le transport aérien.

À surveiller : économie sociale et éducation
Le secteur de l'économie sociale a été peu touché par la crise économique. Dans certains domaines où la clientèle a augmenté, dans les organismes de lutte contre la pauvreté, par exemple, les besoins de main-d'œuvre se sont même multipliés. On craint même une pénurie de main-d'œuvre dès 2012, année où près de la moitié des gestionnaires prendront leur retraite.

La hausse de la natalité, la diminution du ratio élèves/enseignants et les départs à la retraite sont à l'origine de l'accroissement des besoins en éducation. Entre 2011 et 2014, il faudra embaucher plus de 2 500 enseignants par année dans les écoles primaires du secteur public; au secondaire, c'est près de 884 nouveaux enseignants qui devront être recrutés. En formation professionnelle et collégiale, le réseau pourrait aussi avoir besoin de 1 850 enseignants par année d'ici à 2013.

Travailleurs étrangers : tendance montante?
Faute de diplômés, les fermes du Québec doivent se tourner vers des travailleurs étrangers pour pourvoir certains emplois ouvriers. En 2010, 7 500 d'entre eux ont été embauchés, soit deux fois plus qu'en 2005. On a aussi eu recours à de la main-d'œuvre étrangère pour combler des emplois spécifiques dans le secteur de la fabrication métallique industrielle. Environ 12 500 postes devraient être créés dans l'industrie d'ici à 2014, ce qui devrait faire augmenter la demande pour les soudeurs et les machinistes, notamment. Les élèves étant toutefois peu nombreux à s'intéresser aux programmes de formation qui mènent à ces métiers, les entreprises se tournent de plus en plus vers les travailleurs immigrants qualifiés, qu'ils font venir à grands frais.

Bogue de 2012 : bonne nouvelle?
Pour la première fois cette année, on observe une diminution du nombre de programmes affichant une disproportion importante entre l'offre et la demande de main-d'œuvre. D'une quarantaine depuis une dizaine d'années, il est passé à une trentaine selon l'enquête 2011. «Il est difficile d'arriver à une interprétation valable sur une seule année, et surtout à la suite d'une première crise économique en une décennie, a commenté Patricia Richard. Dans certains cas, nous n'avons pu obtenir de chiffres concrets permettant d'illustrer les besoins, nous avons donc choisi de ne pas mentionner ces programmes. Avant de conclure à un signe de rééquilibrage de l'offre et de la demande, je préfère voir une tendance émerger sur une plus longue période de temps. Nous verrons si la diminution marquée de la population active prévue à partir de 2012 s'avère et comment elle influencera la suite des choses.»

1 500 $ et plus par semaine
Côté salaires hebdomadaires moyens, le niveau universitaire emporte la palme avec la Médecine dentaire (1 986 $), la Pharmacie (1 583 $) et le Droit (1 490 $). Ils sont suivis de près par le Génie minier (1 427 $). Le domaine minier et celui de la construction sont d'ailleurs ceux qui offrent des avantages très comparables aux diplômés de la formation professionnelle et technique, comme le DEP Forage et dynamitage (1 508 $), Pose d'armature du béton (1 000 $), ou le DEC Technologie minérale - Exploitation (1 218 $).

Pour en savoir plus
Le guide Les carrières d'avenir 2011 découle d'une importante enquête menée entre juin et novembre 2010 auprès de quelque 400 intervenants des milieux industriel, professionnel et scolaire. L'ouvrage de plus de 300 pages regroupe les statistiques les plus récentes, ainsi que les analyses et l'information essentielles à la compréhension du marché du travail québécois.
• Une sélection de plus de 100 formations gagnantes
• L'emploi dans les 17 régions du Québec
• Une tournée des secteurs d'activité

Des dossiers éclairants
Orientation professionnelle
• Les bons et les mauvais critères qui motivent un choix de carrière
• Les objections des parents : comment y faire face?
Accès à l'emploi
• Conseils aux immigrants

Les carrières d'avenir 2011, Jobboom.com, 324 pages, 18,95 $
http://carriere.jobboom.com/carrieres-avenir/  

Source : http://www.jobboom.com
Renseignements : Andrée Peltier
Relations publiques Andrée Peltier
apeltier@ca.inter.net
514 846-0003 Cellulaire : 514 944-8689

Caroline Lemieux
Attachée de presse
Fédération des commissions scolaires du Québec
418 651-3220 Cellulaire : 418 570-9716





 
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