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CCA : Bilan de l’apprentissage tout au long de la vie au Canada : Progrès ou excès de confiance?



Message du président-directeur général du Conseil canadien sur l'apprentissage le 25 août 2010.

Le 30 mars 2010, le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA) a présenté à Ottawa son bilan devant les parlementaires, tous partis confondus. La rencontre, Bilan de l'apprentissage tout au long de la vie au Canada, 2005–2010 a réuni environ 20 députés et sénateurs qui se sont entretenus avec les employés du CCA et moi-même.

En qualité d’organisme pancanadien unique en son genre au pays rendant compte des progrès en apprentissage tout au long de la vie (de la petite enfance jusqu’à la fin des études secondaires en passant par les études postsecondaires, la formation en milieu de travail ainsi que l’apprentissage et la littératie chez les adultes), le CCA contribue à alimenter les discussions d’un océan à l’autre sur l’importance de l’apprentissage sur le plan socio-économique.

Ce rapport s’appuie sur le compte rendu que nous avons présenté ce jour-là avec force détails et mise en contexte à l’appui. Il présente aux Canadiens les analyses et les renseignements qui y ont été exposés.

Il est universellement reconnu que l’apprentissage, qui englobe bien plus que l’enseignement purement scolaire, favorise grandement l’épanouissement de nombreuses qualités valorisées dans nos sociétés, entre autres la croissance personnelle et les possibilités individuelles, la productivité, l’innovation, la prospérité et la cohésion sociale. Voilà le raisonnement qui sous-tendait le concept d’« avantage du savoir » du gouvernement du Canada en 2006 censé nous donner une mesure d’avance au sein d’un contexte mondial pour le moins compétitif.

Sommes-nous parvenus à concrétiser cet « avantage du savoir » en réalisant les progrès anticipés par le gouvernement. Quels sont les domaines, s’il y en a, où nous surpassons les autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)? Où accusons-nous un retard?

Depuis des années, le CCA insiste sur le fait que nos résultats antérieurs ne sont pas garants de nos réussites futures. La question fondamentale à cet égard est de déterminer si le Canada travaille à établir des conditions susceptibles d’accroître la compétitivité internationale de notre pays au chapitre des connaissances et de l’apprentissage. Le Canada progresse-t-il suffisamment en matière d’apprentissage tout au long de la vie au point de faire partie des sociétés qui prospèrent et non de celles qui stagnent ou sommes-nous devenus, à notre propre péril, complaisants?

En mars 2010, lorsque nous avons rencontré les parlementaires pour leur présenter et leur expliquer nos principales trouvailles, conclusions et recommandations, notre objectif était de fournir aux décideurs les renseignements et les analyses dont ils ont besoin pour élaborer des approches efficaces en matière d’apprentissage. Il s’agit du seul moyen dont dispose le Canada pour rester concurrentiel au sein de l’économie mondiale axée sur le savoir. Nous leur avons annoncé certaines bonnes nouvelles, mais nous avons aussi été honnêtes en leur communiquant celles moins réjouissantes, notamment le fait que le Canada, contrairement à de nombreux pays de l’OCDE, n’a adopté aucune approche pancanadienne cohérente, cohésive ni coordonnée en matière d’éducation et d’apprentissage tout au long de la vie. Pourtant, nos concurrents internationaux en ont déjà établi une ou sont en voie de le faire.

C’est donc dire que la situation est au point mort et que nous perdons du terrain. Nous avons insisté sans ambages sur l’importance de rectifier la situation, mentionné les effets redoutables qui en découleraient si le Canada ignorait l’urgence d’agir et proposé du même souffle certaines solutions stimulantes à notre portée susceptibles d’améliorer les résultats en apprentissage.

Ce bilan se veut bien plus qu’un simple résumé des recherches et des analyses menées par le CCA. Il propose de passer de la parole aux gestes.

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