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Retracer les frontières des formations collégiales



Entrevue avec madame Edith Brochu, coordonnatrice de la Commission de l’enseignement collégial du Conseil supérieur de l’éducation.

Elle explique au Portail les enjeux du plus récent avis du Conseil, Retracer les frontières des formations collégiales : entre l’héritage et les possibles - Réflexions sur de nouveaux diplômes collégiaux d’un niveau supérieur à celui du DEC technique.

Le volet héritage des collèges

D’entrée de jeu, Édith Brochu rappelle l’un des axes forts de cet avis : « L’héritage particulier de l’organisation de l’enseignement supérieur au Québec, c’est d’avoir institué les collèges comme voie d’accès à l’université, ce qui n’est pas le cas dans le reste du Canada où on accède à l’université sur la base d’un diplôme secondaire. L’originalité du Québec réside dans le fait d’avoir créé des collèges entre le secondaire et l’universitaire. L’admission à l’université se fait sur la base du diplôme d’études collégiales, quel que soit le secteur de formation préuniversitaire ou technique.
 
Lors de la création des cégeps, il n’était pas prévu que les étudiants transitent par le DEC technique pour accéder aux études universitaires. C’est une réussite des collèges d’être parvenus à rehausser les ambitions scolaires des étudiants, à leur faire prendre conscience de leurs capacités, de leur potentiel et à les inciter à poursuivre des études au-delà de ce qu’ils avaient envisagé initialement. La fonction “warming up” des collèges explique entre autres le passage important des diplômés de la formation technique vers les formations universitaires. Bon nombre d’étudiants peuvent dès le début et par choix délibéré entreprendre des études techniques dans la perspective de poursuivre des études universitaires. À l’heure actuelle, nous n’avons cependant pas de données sur les motivations des étudiants des programmes techniques qui désirent poursuivre des études universitaires. Une recommandation dans l’avis invite donc le ministre à se pencher sur les motivations des étudiants.
 
Le Conseil estime toutefois que nous n’avons pas à nous ingérer dans cette décision des étudiantes et des étudiants qui décident de poursuivre des études après avoir complété le DEC technique. Cette avenue doit être valorisée et facilitée, et ce, sans y voir un détournement de la mission de la formation technique. »

De nombreuses ententes d’articulation

Des parcours qui favorisent les cheminements entre la formation collégiale technique et la formation universitaire se sont institutionnalisés. On pense ici par exemple aux structures d’accueil de l’École de Technologie supérieure (ÉTS) qui privilégient les diplômés techniques du collégial et aux nombreuses ententes DEC-BAC entre les établissements collégiaux et universitaires. « Ces ententes DEC-BAC, qui ont connu des croissances importantes dans les dernières années, sont certainement partie prenante de cette tendance à la poursuite d’études collégiales et universitaires. Nous avons choisi dans l’avis de parler de l’ensemble de ces ententes par l’expression “ententes d’articulation”. Elles jouent un rôle sans que nous puissions toutefois en préciser la nature. Le Conseil recommande d’ailleurs à cet égard que le SRAM et le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) soient mandatés pour mieux documenter les cheminements scolaires. »

Le volet des possibles

Nous avons demandé à madame Brochu de nous expliquer et de commenter les principales recommandations de l’avis.

Recommandation 1. Favoriser l’adhésion des établissements d’enseignement universitaire à des principes partagés de reconnaissance des acquis scolaires collégiaux des programmes techniques.
Le Conseil constate l’existence de plusieurs ententes entre les collèges et les universités, mais les pratiques sont à géométrie variable. « Certaines universités sont plus enclines à signer des ententes avec des partenaires collégiaux; d’autres expriment plus de réticences à inscrire le tout dans des ententes formelles. L’esprit de la recommandation du Conseil est de permettre que se consolident les acquis qui sont existants en matière d’arrimage collégial-universitaire pour que ça ne devienne pas seulement le choix d’établissements universitaires, mais pour qu’un mouvement soit enclenché de sorte que l’ensemble des universités se joigne à la démarche. »

Recommandation 2. Convenir, avec les établissements d’enseignement collégial et universitaire, d’une terminologie commune en matière d’ententes d’articulation.
« L’ensemble des règlements des études du premier cycle des universités du Québec a été consulté et le Conseil constate que toutes les universités ont défini à leur façon une entente DEC-BAC, une passerelle, un cheminement DEC-BAC. Le Conseil a réalisé que, pour les étudiants à la recherche d’informations, il devenait difficile de s’y retrouver, surtout si l’étudiant ne sait pas que les ententes DEC-BAC sont rattachées à la reconnaissance des acquis, ce qui n’est pas toujours évident. Ce type de terminologie mériterait d’être clarifié afin que les intervenants et les étudiants puissent identifier ce que recoupent les termes et pour que les étudiants obtiennent une meilleure prévisibilité de la reconnaissance des acquis qui seront obtenus à l’université pour la formation collégiale. »

Rec. 5. Soutenir des recherches permettant de documenter les motivations des diplômés de la formation technique qui poursuivent des études universitaires, ainsi que leur satisfaction à l’égard de leur parcours à l’enseignement supérieur, notamment en ce qui concerne la reconnaissance des acquis scolaires dont ils ont pu bénéficier;
Le Conseil pense qu’une meilleure compréhension des motivations des étudiants permettrait de les soutenir dans leur cheminement scolaire de façon différente.

Recommandation aux collèges et aux universités :
Recommandation 6. Améliorer l’information rendue disponible pour les étudiantes et les étudiants au sujet des ententes d’articulation et de la reconnaissance des acquis scolaires du collégial : • en s’assurant que cette information est facilement accessible sur leur site Web; • en adoptant une terminologie commune à l’enseignement collégial et à l’enseignement universitaire; • en clarifiant les conditions d’admissibilité aux ententes DEC-BAC.

Édith Brochu explique : « L’objectif est vraiment de permettre à l’étudiant d’avoir une meilleure prévisibilité du cheminement qui lui est proposé afin qu’il sache clairement que s’il opte pour un établissement universitaire par rapport à un autre, cela aura des incidences sur la durée de sa formation et sur le type de reconnaissance qu’il obtiendra ou non pour ses études collégiales. Précisons que tous les établissements universitaires reconnaissent le DEC. Il n’y a aucune ambiguïté en la matière. Par contre, certains ne diminueront pas la durée du cheminement scolaire même si l’étudiant est en poursuite d’étude dans le même type de formation, car ils ne reconnaissent pas de crédits universitaires pour des études collégiales techniques complétées. »

Offrir des programmes d’un niveau supérieur à celui du DEC technique actuel

Recommandation 7. Le Conseil supérieur de l’éducation recommande au ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : de donner aux collèges la possibilité d’offrir des programmes d’un niveau supérieur à celui du DEC technique actuel, lesquels permettraient l’intégration et la reconnaissance d’apprentissages de nature plus complexe.
Cette recommandation est formulée avec une précaution : « Le Conseil reconnaît qu’en règle générale le DEC technique dans son format actuel est conforme aux attentes exprimées par le marché du travail. Il estime cependant qu’il faut également rendre possibles d’autres types de diplômes qui permettent d’offrir des formations de niveau supérieur lorsque la pratique professionnelle nécessite des apprentissages de nature plus complexe. Cette recommandation vise également à permettre l’innovation ainsi que le développement de formations à l’avant-garde des besoins exprimés par le marché du travail. »

Le Conseil n’a pas validé, dans le cadre de ses travaux, cette complexification de la pratique professionnelle et ses répercussions immédiates sur le niveau et la durée des formations. Il estime que les demandes de rehaussement des exigences de formation doivent être évaluées pour les programmes d’études où des demandes sont formulées, en partenariat entre le marché du travail et les collèges.

Le DEC technique avancé

Rec. 7.1. Modifier le RREC pour y introduire un nouveau type de diplôme, soit le DEC technique avancé, et les modalités de programmes qui y sont associées;

Le DEC technique avancé répond à un besoin de complexification des tâches et d’exigences de formation. « C’est plus qu’un déplafonnement du DEC actuel. Quand les exigences du marché du travail sont accrues, il faut concevoir un diplôme qui témoigne de ce rehaussement de formation. Le diplôme qui permettra de le faire doit porter un nouveau nom afin de marquer le pas par rapport à la situation actuelle. Dans ce cas, le DEC technique avancé devient plus qu’un DEC de 3 ans auquel on ajoute des unités. C’est un remaniement de la formation qui permet de tenir compte d’exigences accrues au niveau de la profession. C’est une solution qui pourrait par exemple être envisagée pour le programme d’inhalothérapie. Il faudra nécessairement que le marché du travail et l’Ordre professionnel se joignent à la démarche. Cette sanction distincte permettrait la reconnaissance du marché du travail et situerait adéquatement le niveau de compétence des titulaires du diplôme. » Le Conseil estime qu’il pourrait être difficile d’avoir un DEC de 3 ans et un DEC de 4 ans pour une même fonction de travail. Il a le souci de préserver la viabilité des programmes. En ce sens, Edith Brochu souligne « qu’il y a aura des choix à faire afin de ne pas diluer les cohortes d’étudiants ».

Le diplôme collégial d’études spécialisées (DCES)

Rec. 7.2. Procéder aux changements réglementaires requis pour permettre le remplacement du DSET par un diplôme collégial d’études spécialisées qui sanctionnerait une formation de spécialisation à l’enseignement collégial;

Il existe présentement dans le Règlement des études une possibilité d’offrir un DSET (diplôme de spécialisation d’études techniques). Ce programme élaboré par le ministre a cependant connu un succès mitigé de sorte qu’aucun programme n’a vu le jour dans le réseau. Le Conseil a évalué que ce diplôme virtuel présente un problème de positionnement et de finalité dans l’offre collégiale. « Pour être admis au DSET, il faut être titulaire d’un DEC qui est conçu comme lui étant préalable. Le Conseil croit qu’il faut élargir les choses : le diplôme collégial d’études spécialisées doit pouvoir être accessible aux diplômés de plusieurs programmes.

Un exemple pertinent est celui du domaine de l’écotourisme : il pourrait s’offrir un DCES qui s’adresserait à des étudiants qui ont un DEC en agriculture. Dans ce cas, nous ne sommes pas en poursuite directe du DEC d’origine ou en surspécialisation. Nous sommes en addition dans un domaine limitrophe, comme si on ajoutait une corde à l’arc des diplômés d’un DEC technique.

Un second exemple pourrait être un DCES défini dans le prolongement d’une expertise développée par un CCTT de collège. Pour le Conseil, le DCES devrait être élaboré localement afin de permettre l’ajustement rapide aux besoins de formation locaux. Dans l’esprit du Conseil, il remplacerait le DSET, mais également l’AEC de spécialisation. Actuellement, nous avons des AEC qui s’adressent à des candidats qui ont des bagages très différents. Certaines AEC ont comme base d’admission un diplôme de niveau secondaire, alors que l’AEC de spécialisation a comme base d’admission un diplôme d’études collégiales (DEC). Cette situation ne facilite pas la reconnaissance du diplôme. Il existe déjà plusieurs attestations de spécialisation qui fonctionnent très bien. Pour le Conseil, c’est une démonstration qu’il y a de la place dans l’offre de formation au collégial pour de la spécialisation pour autant qu’elle soit clairement identifiée comme telle. »

Le baccalauréat collaboratif collège-université

Rec. 7.3.1. Favoriser le partenariat entre les collèges et les universités dans la perspective d’identifier les formations pour lesquelles le développement de curriculums intégrés constituerait une valeur ajoutée du point de vue de la qualité de la formation;

7.3.2. Intégrer au Règlement sur le régime des études collégiales (RREC) la possibilité pour les collèges d’élaborer, conjointement avec les universités, un continuum de formation collégiale et universitaire répondant à des conditions d’admission, de composition et de sanction distinctes de celles du DEC.
Pour le Conseil, le BAC collaboratif collège-université constituerait le pas supplémentaire qui pourrait être fait à la lumière de l’expérience positive qu’ont connue les collèges par l’intermédiaire des DEC-BAC. Le Conseil prend bonne note des succès de ces pratiques, il estime cependant qu’il y a de la place pour la mise en place d’un programme qui serait intégré. « Ce programme de 5 ans ou 6 ans solliciterait l’expertise du niveau collégial de façon différente de celle qui a cours jusqu’à présent. Dans la situation présente des DEC-BAC, le DEC couronne les études collégiales et donne accès au marché du travail. C’est un diplôme qualifiant. Avec le bac collaboratif collège-université, la portion collégiale du programme serait sanctionnée par un diplôme intermédiaire, puis un diplôme de baccalauréat universitaire sanctionnerait le programme complet.

» Dans ce scénario, la nature du nouveau diplôme collégial intermédiaire reste à établir. Ce ne serait pas nécessairement le DEC tel qu’on le connaît aujourd’hui. À titre d’exemple, le Conseil a envisagé un bac collaboratif en formation des maîtres en enseignement préscolaire. Un bac collaboratif collège-université pourrait permettre un segment collégial de formation qui comprendrait une formation générale très forte, incluant des fondements en sciences et en mathématiques, en plus des fondements en français et en littérature qui donneraient une vision large de la formation générale et qui permettraient ensuite à l’université une formation plus spécialisée en enseignement préscolaire. Dans l’esprit du Conseil, ces programmes devraient être développés en réel partenariat et en responsabilité conjointe entre un collège et une université, et ce, en matière d’admission, d’apprentissage, d’infrastructure, d’encadrement des étudiants et d’évaluation. Le Conseil considère qu’il est nécessaire de préserver une diplomation collégiale intermédiaire pour respecter les règles d’organisation de notre système d’enseignement supérieur et pour assurer aux étudiants qu’ils peuvent se réorienter à l’intérieur du système. »

Poursuivre les travaux relatifs à l’introduction d’un baccalauréat appliqué au collégial

Le Conseil recommande de poursuivre la réflexion sur le sujet en formant un comité mixte paritaire collèges-universités chargé : • d’évaluer la demande sociale pour un baccalauréat offert au collégial au Québec; • de situer le baccalauréat appliqué dans l’organisation du système d’enseignement supérieur québécois; • de poser les conditions de réussite de ce baccalauréat appliqué, notamment en ce qui concerne sa valeur ajoutée, sa viabilité et sa reconnaissance;

L’analyse de la situation en Ontario concernant les baccalauréats appliqués décernés par les collèges a amené le Conseil à constater que l’autorisation qui leur a été accordée s’est accompagnée d’une augmentation des responsabilités de leur part. « On a créé en Ontario un important cadre réglementaire qui précise les exigences à respecter pour être conforme aux normes du grade. Ce sont des normes équivalentes pour les grades décernés par les collèges et pour ceux décernés par les universités. Cette équivalence permet d’assurer la reconnaissance du grade collégial par le marché du travail, mais également par les universités, car le grade collégial est devenu une base d’admission équivalente à celle du baccalauréat universitaire (honors) pour des études de deuxième cycle universitaire. La Commission d'évaluation de la qualité de l'éducation postsecondaire (CEQEP) de l’Ontario a précisé les normes relatives à un grade appliqué. De plus, l’Ontario avait déjà mis en place un cadre de compétences qui situe les diplômes les uns par rapport aux autres. Ainsi, la province s’est donné un cadre réglementaire exigeant. Par ailleurs, l’intégration de ce nouveau grade ne venait pas ébranler l’architecture de l’enseignement supérieur en Ontario, alors que, au Québec, à cause de notre logique de système, les enjeux qui se posent pour intégrer un grade collégial à l’enseignement supérieur sont différents.»

Pensons par exemple à l’équivalence de la durée totale des programmes menant à un grade. Si les programmes menaient à un grade appliqué au Québec, il faudrait que ce soit des programmes de 5 ans puisque la norme nord-américaine est de 16 ans de scolarité. Il faudrait donc concevoir des programmes de minimalement 5 ans. De plus, il faudrait assurer l’équivalence des conditions d’admission de tous les programmes, collégiaux et universitaires, qui mènent au grade. Comment concilier le fait que la condition d’admission aux programmes menant à un grade collégial serait le diplôme d’études secondaires (DES), alors que cette condition, pour les programmes menant à un grade universitaire, est le diplôme d’études collégiales (DEC)? Un troisième enjeu est qu’en Ontario, un nombre très important d’enseignants de collèges qui œuvrent dans les programmes menant à un grade collégial détiennent un doctorat. Est-ce qu’un ensemble de collèges du Québec est prêt à satisfaire à cette exigence et aux autres qui sont souvent associées à l’offre de programmes menant à un grade? Autre problématique : actuellement, les collèges ne sont pas autorisés à décerner eux-mêmes leurs diplômes à l’enseignement régulier. Ne serait-il pas étrange que le premier diplôme que les collèges du Québec puissent décerner soit un grade appliqué? »

Pour un nouveau partage des responsabilités

Rec. 11. Le Conseil recommande au ministre d’entreprendre avec les collèges des discussions visant un nouveau partage des responsabilités en ce qui concerne l’élaboration, la révision, l’évaluation et la sanction des programmes collégiaux, en vue d’accroître leur autonomie.

Édith Brochu voit dans cette recommandation une affirmation du rôle que les collèges sont appelés à jouer dans une logique d’enseignement supérieur. « La trame de fond de l’avis du Conseil marque l’appartenance des collèges à l’enseignement supérieur. Cela requiert que les collèges disposent de moyens, y compris de nouveaux formats de diplômes, pour jouer un rôle de premier plan dans l’anticipation des besoins de formation et dans la réponse adéquate aux besoins exprimés. Le Conseil ne soutient pas que tous les programmes qui sont actuellement sanctionnés par un DEC technique doivent évoluer. Toutefois, lorsque tel est le cas, les collèges qui offrent certaines formations doivent avoir des options de diplomation solides et crédibles dont la reconnaissance est assurée. Tous les collèges n’iront pas de l’avant au même rythme, mais le Conseil croit qu’on doit diversifier les formats de diplômes pour permettre l’évolution de l’enseignement collégial et accepter un nouveau partage des rôles entre le Ministère et les collèges.»

Assurer les ressources et les moyens nécessaires

Rec. 13. Le Conseil recommande au ministre d’assurer, dans un contexte de reconfiguration du rôle des collèges dans l’offre de formation à l’enseignement supérieur, les ressources et les moyens nécessaires à leur évolution.

Le Conseil est conscient que tout ce qui est recommandé dans l’avis ne pourra se faire à coût nul. « Des moyens devront nécessairement être adjoints pour qu’une reconfiguration de cette ampleur puisse s’opérer, pour permettre aux collèges de se redéployer et pour offrir aux étudiants de nouveaux cheminements scolaires. »

Un contexte favorable pour imaginer les possibles

Dans le contexte de compressions majeures que connaissent actuellement les collèges, nous avons demandé à madame Brochu comment elle percevait l’avenir de ces recommandations. « Jusqu’à maintenant, a-t-elle répondu, la réaction que les acteurs du réseau collégial ont par rapport à cet avis indique que les recommandations permettent de se projeter dans l’avenir et d’envisager des voies de développement. L’avis rappelle du même souffle que les formations collégiales techniques sont un héritage sur lequel l’enseignement supérieur peut s’appuyer. Sur ces aspects, qui constituent les deux axes principaux de l’avis, le contexte est favorable pour imaginer le devenir de l’enseignement collégial. »

Par M. Alain Lallier, Éditeur en chef du portail.





 
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