Agenda

Décembre

Marianopolis nomme Leticia Yansen directrice des affaires étudiantes

2020-12-03 - 2022-01-31

Leticia Yansen a été nommée directrice des affaires étudiantes au Collège Marianopolis, à compter du 1er décembre.

« Mme Yansen jouera un rôle stratégique clé en veillant à ce que nos étudiants continuent de connaître une expérience éducative équilibrée et enrichissante, en favorisant une approche développementale à la santé mentale et en mettant plus d'emphase sur leurs forces de caractère, leur résilience et leur capacité à exercer du leadership dans leur domaine d'études et leur communauté » a déclaré Éric Lozowy, directeur des études.

Mme Yansen a rejoint Marianopolis en tant que conseillère d'orientation et de psychothérapeute en 2014. Elle est titulaire d'un B. Sc. (2007) en psychologie de l'Université Concordia et un M. Éd. (2009) en conseil psychologique de University of Western Ontario. Elle est membre de l'Ordre des psychologues du Québec et de l'Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec. Elle a accumulé une vaste expérience au fil des ans, ayant travaillé aux Services à la famille AMCAL, au Centre d'agression sexuelle de Montréal et au Collège Vanier.

Elle travaillera en étroite collaboration avec les membres de la communauté Marianopolis pour développer, mettre en oeuvre et évaluer les objectifs institutionnels et les programmes visant à améliorer la qualité de la vie étudiante au Collège.

Collège privé de langue anglaise fondée en 1908, Marianopolis est reconnu en tant qu'un des meilleurs établissements d'enseignement préuniversitaires au Québec. Il regroupe une population de 2 000 étudiants provenant de plus de 175 écoles secondaires publiques et privées, anglophones et francophones, issues des quatre coins du Québec et d'ailleurs.

Février

Cours en ligne : l'expérience étudiante

22 janvier 2021

Le 22 janvier 2021 - La première journée de cours à distance a quelque chose de déstabilisant. Il est étrange de se lever le matin, de s'habiller, de regarder par la fenêtre pour apercevoir un soleil radieux, et de se dire qu'on n'ira nulle part. Cependant, la première émotion est vite balayée par l'aspect pratique de la chose. Le temps passé à piétiner dans les transports en commun ou à grommeler dans les embouteillages disparaît complètement. On peut utiliser ces quelques heures de liberté en plus à sa guise, pour avancer dans des devoirs, des travaux personnels, ou ne serait-ce que pour dormir un peu plus longtemps, ce qui est, il faut l'avouer, fort appréciable. On obtient ainsi la sensation satisfaisante de continuer à bénéficier d'un enseignement de qualité, ainsi que d'un certain contact avec les professeurs, malgré les circonstances sanitaires difficiles. Le tout avec un minimum de risques pour sa santé et pour celle des autres.



Hélas, la technologie est rapide à dévoiler ses faiblesses. On ne va pas se mentir : parler à un écran, c'est autre chose que de sentir la présence enjouée de ses collègues de classe autour de soi, et autrement solitaire. Dans un environnement du quotidien, tel que le salon ou la chambre, la menace des distractions pèse lourd dans la balance, surtout lorsqu'il devient possible, d'un seul clic, de disparaître aux yeux du monde, ou de faire croire au professeur que l'on est attentif, alors qu'un film ou une série télé défile sous nos yeux. Travailler par soi-même requiert un niveau accru d'autodiscipline. Chaque étudiant, lors de ses cours à distance, prend conscience de sa responsabilité quant à sa réussite, mais aussi face à l'échec éventuel. Apprendre à distance favorise donc le développement d'une écoute efficace, attentive, d'une bonne autonomie et d'une solide organisation scolaire. Sans de tels outils, on se trouve vite découragé par les multiples problèmes techniques rencontrés inlassablement, toujours les mêmes : la mauvaise qualité du son et de l'image, l'instabilité d'une connexion Internet, les micros qui rendent l'âme au beau milieu d'une phrase. Difficile de quitter la chaleur des draps lorsque l'on sait qu'il est possible, et même facile, de rester au lit tout en écoutant blablater son professeur d'une oreille discrète, un écouteur sur deux dans les oreilles… Mais sans un petit effort de la part de tous, l'ambiance de classe, déjà fragilisée par l'aspect virtuel de la chose, disparaît tout à fait. Il faut du courage pour se lever, pour s'habiller, pour s'attabler à la table de sa cuisine et s'attaquer à une longue journée d'apprentissage.

Mais une fois l'inconfort du premier pas mis de côté, on trouve ses marques, plus ou moins rapidement. Alors on s'habitue à cette nouvelle formule encore un brin expérimentale, aux cours moins longs, qui permettent de faire quelques pas dans son appartement avant de passer à l'activité suivante, on explore chaque recoin de son intérieur, des marches du sous-sol à la buanderie, pour voir comment le mouvement dansé s'y adapte, on pousse les meubles contre les murs et on prend son mal en patience, avec une certaine gratitude. Apprendre à distance, et plus spécifiquement à l'aide de l'application Zoom, permet une communication instantanée et pratique avec les autres étudiants, via le chat. Par chance, Internet n'a pas encore fait disparaître l'entraide, et c'est autrement plus discret que de chuchoter en classe.

L'un des principaux avantages de cette formule de cours est qu'elle nous prépare au monde professionnel et académique de demain. Depuis plusieurs années, le virtuel connaît un essor fulgurant. Il n'est pas insensé d'imaginer qu'à l'avenir, de nombreuses formations continueront d'avoir lieu en ligne, que ce soit en partie ou en intégralité. Face à cette éventualité, nous avons la chance de pouvoir développer dès maintenant une éthique de travail efficace, dans un environnement sain et décontracté, tel celui que nous offre l'École de danse contemporaine de Montréal. 

- Mara Dupas, étudiante de deuxième année


Dans le cadre de la subvention du Ministère de la Culture et des Communications du Québec dédiée au rayonnement numérique, l'EDCM diffuse des témoignages de différents acteurs ayant fait l'expérience de la formation artistique en ligne ou ayant participé à son implantation. En savoir plus


Photo : Juliette Lafleur-Loughrey

Août

Un cocktail savoureux d'activités de rentrée pour la communauté étudiante du Cégep de Matane

30 août 2021

L'évolution de la situation sanitaire ayant permis, dans certaines conditions, la tenue d'activités d'accueil et d'intégration, le Cégep de Matane en a profité pour proposer à l'ensemble de sa population étudiante une riche palette d'activités de rentrée pour célébrer le début de cette session d'automne.


La Virée du Saint-Laurent de passage à Matane 
Le mercredi 25 août, en fin d'après-midi, les terrains de soccer, à l'arrière du cégep, ont accueilli notamment un spectacle de la rentrée organisé en plein air dans une ambiance festive. Près d'une centaine de personnes s'y sont rendues pour profiter de la musique de DJ FunkyFalz, vibrer à l'entraînante scansion du rappeur Vendou et se déhancher sur les airs rythmés de Qualité Motel. Leur musique électronique en a fait bouger plus d'un au pied du Mixbus Studio qui s'était installé sur le campus. Les personnes sur place ont pu aussi profiter d'un service de boissons et du bar laitier mobile de la Chocolaterie Beljade.

Par ailleurs, plus tôt dans l'après-midi, une dizaine de volontaires, parmi la communauté étudiante, ont participé à l'activité de ramassage de déchets organisée par Qualité Motel à Matane-sur-Mer, du côté du port, où 500 kg d'ordures ont été récoltées! Au coeur de ce groupe, deux étudiants ont pris part à l'activité avec leur enseignante Margaret Kraenzel et la technicienne en travaux pratiques Isabelle Bélanger, dans le cadre de leur formation en Techniques d'urbanisme, plus précisément d'un cours sur les écosystèmes.

« C'est un immense plaisir de retrouver du monde sur le campus et de pouvoir offrir toutes ces activités de rentrée à la communauté étudiante! Étant donné le nombre de personnes originaires de l'extérieur de La Matanie, c'est important pour nous d'offrir un service d'accueil dynamique et chaleureux, propice à une meilleure intégration dans la région et favorable aux rencontres », a commenté la conseillère à la vie étudiante Alexandra Bonneau, qui a également concocté avec son équipe un panel varié de sorties parascolaires organisées pendant près d'un mois.


Un vaste choix d'activités d'intégration
Du 27 août au 26 septembre, plusieurs activités sont ainsi prévues, destinées à faire découvrir l'ensemble de la région. Les fins de semaine seront consacrées à des sorties au Sea Shack de Sainte-Anne-des-Monts, au Mont-Saint-Pierre, dans le parc de la Gaspésie ou encore sur la rivière Cap-Chat. Les plus sportifs auront l'occasion de pratiquer le canyoning, l'escalade et le paintball. Quant aux plus téméraires, ils pourront arpenter un sentier aérien entre les arbres et mesurer leur résistance au vertige lors de descentes en tyrolienne. L'occasion idéale de mieux découvrir la région et de solidifier des amitiés naissantes! À noter que l'ensemble de ces activités se dérouleront selon les dernières règles sanitaires en vigueur.

L'École de danse contemporaine de Montréal fête ses 40 ans

Le 30 août 2021
Lieu:
Montréal
Site Internet:

L'année 2021 marque le quarantième anniversaire de l'École de danse contemporaine de Montréal (EDCM). Pour partager cette célébration avec le plus grand nombre, plusieurs activités célébrant le talent de la relève en danse contemporaine seront présentées au grand public :

  • Les arbres meurent debout de Clara Furey : Les finissants 2020 de l'EDCM présentent Les arbres meurent debout une création originale signée de l'artiste montréalaise Clara Furey, elle-même diplômée de l'ECDM, dans le cadre du programme Quand l'art prend l'air du Conseil des Arts de Montréal. Lieu et horaire à venir (événement gratuit pouvant être reporté au lendemain selon les conditions météorologiques).
  • Les coulisses de Les corps avalés de Virginie Brunelle : Le public est invité à observer les coulisses de la recréation de Les corps avalés de Virginie Brunelle, par les étudiants de troisième année. Cet événement gratuit est présenté dans le cadre des Journées de la culture, en présence de Sophie Breton, interprète à la création et diplômée de l'EDCM, et de Lucie Boissinot, directrice artistique et des études. Rendez-vous le 24 septembre 2021 à 19 h en ligne. - En savoir plus

L'EDCM, L'HISTOIRE D'UN RÊVE

Spécialisée dans la formation des interprètes en danse contemporaine, l'EDCM est la première institution québécoise à former professionnellement les danseurs hors du territoire classique. Elle se veut un terreau fertile pour la recherche et le développement artistique ainsi que l'émergence de nouveaux courants.

C'est en 1981, que l'idée d'initier une formation en danse moderne, puis contemporaine s'impose à Linda Rabin et feu Candace Loubert.

« Candace et moi voulions intégrer l'expressivité, l'intériorité de l'être avec la force technique sur scène. Cela a été le but de l'École, d'amener ces deux aspects dans la formation. Nous sommes arrivées au bon moment car il y avait un besoin au Canada pour des centres de formation ». - Linda Rabin, cofondatrice et ancienne codirectrice de LADMMI

Ainsi, elles fondent Les Ateliers de danse moderne de Montréal inc. au sein de l'édifice emblématique du Belgo. Elles optent pour une approche novatrice basée sur l'entraînement physique, le processus créatif et les techniques somatiques. L'âme de l'institution s'est grandement imprégnée des techniques développées par de grands noms de la danse (Martha Graham, José Limon, F. Mathias Alexander, Elaine Summers…) et de l'accueil de maîtres invités de réputation internationale.

RÉVÉLER PLUSIEURS GÉNÉRATIONS D'INTERPRÈTES EN DANSE

Avec pour objectif d'amener chaque individu à sa pleine éclosion artistique et technique, elle a formé plus de 400 interprètes professionnels qui s'illustrent sur les scènes nationale et internationale. Désormais installée dans l'Édifice Wilder-Espace Danse, l'EDCM poursuit l'oeuvre de ses fondatrices selon la lignée philosophique initiale, toujours en quête de modernité et de renouvellement.

« Tout au long de son histoire, l'EDCM a été définie par la prise de risques et la créativité. L'adaptabilité et l'ouverture d'esprit qui caractérisent l'EDCM lui ont toujours permis de façonner et de répondre à l'évolution des conditions de la pratique de la danse. Cette approche avant-gardiste reste essentielle pour renforcer sa spécificité dans l'écologie de la danse contemporaine » - Yves Rocray, directeur général

« Dans le dessein de former un danseur incarné, performant et singulier, l'EDCM porte une égale attention à la forme et au contenu à l'égard de chacun des individus en formation. La rencontre avec les quelque quarante artistes en danse issus du milieu professionnel permet à chacun l'exploration et la découverte de son propre champ de virtuosité. Cette manière de faire provoque une transformation qui permet l'éclosion d'un danseur singulier et pluriel. » - Lucie Boissinot, directrice artistique et des études

À propos de l'École de danse contemporaine de Montréal

Spécialisée dans la formation des interprètes en danse contemporaine, l'École de danse contemporaine de Montréal (EDCM) se positionne comme un centre d'excellence dans le milieu des arts de la scène au Canada. Reconnue pour l'avant-gardisme et la rigueur de son enseignement, l'EDCM se veut un terreau fertile pour la recherche et le développement artistique ainsi que l'émergence de nouveaux courants. Depuis sa fondation en 1981, elle a formé plus de 400 danseurs interprètes professionnels qui s'illustrent sur les scènes nationale et internationale. L'EDCM, établissement d'enseignement affilié au cégep du Vieux Montréal est accrédité par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec et soutenu par Patrimoine Canadien.


À propos des fondatrices

Linda Rabin, cofondatrice et ancienne codirectrice de LADMMI, aujourd'hui l'École de danse contemporaine de Montréal, enseigne le mouvement depuis plus de 40 ans. Diplômée de la Juilliard School (BFA en danse, 1967), elle est d'abord répétitrice et enseignante pour la compagnie Batsheva d'Israël et le Ballet Rambert de Londres, puis enseignante et chorégraphe pour des compagnies, écoles et programmes universitaires au Canada. Pionnière de la danse canadienne, elle a contribué à l'émergence de plusieurs générations de danseurs dans ce pays. En 2018, elle est décorée de l'Ordre de l'excellence en éducation à titre de membre distingué de la part du Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec ; l'année suivante, elle devient membre de l'Ordre du Canada. Puis en 2020, elle est lauréate du Prix de la danse de Montréal dans la catégorie contribution exceptionnelle.

Originaire du Nord de l'Ontario, Candace Loubert a reçu une formation en ballet qui l'a menée sur les scènes européennes où elle fait des tournées avec de nombreuses compagnies. De retour au Canada, elle a dansé pour Les Grands Ballets canadiens de Montréal pendant cinq ans à la suite de quoi elle a cofondé LADMMI, aujourd'hui l'École de danse contemporaine de Montréal, pour laquelle elle assumera la direction artistique jusqu'en 1996. C'est en 2011 que Candace Loubert décède des suites d'une longue maladie. Elle avait 64 ans.

L'École en quelques chiffres
• Nombre de diplômés/finissants depuis sa création : 414
• Nombre de candidatures moyen aux auditions annuelles : 165
• Nombre de candidatures retenues annuellement : 25
• Étudiants internationaux : 40 %
• Nombre moyen d'enseignants et musiciens recrutés annuellement : 55
• Nombre de productions depuis 1981 : 248
• Chorégraphes internationaux : 3 par an
• Médiathèque Candace-Loubert : plus de 5000 documents sur la danse contemporaine, dont plusieurs oeuvres du répertoire chorégraphique québécois des années 50 jusqu'à aujourd'hui.
• Nombre de vêtements dans le costumier : 3000
• Cours récréatifs : 1200 présences par an

Plus d'informations
• Activités gratuites dans divers lieux
• Page du 40e anniversaire - Lien
• Les coulisses de Les corps avalés

 

Photo : Julie Artacho | Interprète : Aurélie Ann Figaro

Janvier

L'École de danse contemporaine de Montréal - Une subvention pour le rayonnement numérique

Le 19 janvier 2021
Lieu:
École de danse contemporaine de Montréal
Site Internet:

Montréal, le 11 janvier 2021 - L'École de danse contemporaine de Montréal est très heureuse de recevoir une subvention du ministère de la Culture et des Communications, octroyée dans le cadre du programme de Rayonnement numérique.

Cette aide d'un montant de 45 000 $ a notamment permis d'adapter, dès la session d'automne 2020, son modèle de diffusion des cours et des spectacles de fin de session. Elle a également donné la possibilité d'accompagner l'ensemble des parties prenantes dans cette transition, dont principalement l'équipe pédagogique et les étudiants.

« Le contexte actuel de la COVID-19 nous a obligé à revoir nos stratégies d'enseignement afin de respecter les directives gouvernementales. Nous remercions le ministère de la Culture et des Communications pour l'attribution de la subvention qui a permis de réviser l'ensemble de l'offre de formation de l'École afin de s'adapter à cette nouvelle réalité », affirme Yves Rocray, directeur général de l'École de danse contemporaine de Montréal.

L'enseignement à distance et l'acquisition d'un savoir-faire demeureront après la pandémie, d'où la pertinence de partager l'apprentissage de ces nouvelles avenues technologiques. Dans un avenir proche, l'École mettra en place plusieurs autres actions faisant appel au numérique en vue de rejoindre davantage de personnes intéressées à parfaire leurs connaissances en danse. À cet effet et dans une vision de transmission des connaissances, l'EDCM diffusera des témoignages de différents acteurs ayant participé à l'implantation à destination des établissements désireux d'acquérir une expertise du même type.

Cette subvention soutient la réalisation, la diffusion et le rayonnement de l'éducation artistique au Québec tout en conservant le niveau d'excellence dans la formation des futurs leaders des arts de la scène.

 

 

Photo : Maxime Côté | Interprète : Anny Gauthier

Mars

École de danse contemporaine de Montréal. - Enseigner à distance

5 mars 2021

Le 5 mars 2021 - Loin de me réjouir des circonstances qui ont mené à la généralisation de l'enseignement à distance et bien consciente qu'il ne constitue pas la solution à l'ensemble et au futur de l'éducation, j'ai accueilli positivement cette nouvelle réalité en tant que professeure à l'École de danse contemporaine de Montréal. Je suis de ces personnes qui rêvaient au jour où le télétravail allait se généraliser. Même au temps où j'étais encore étudiante, je sautais sur les rares cours en ligne qu'offrait le programme dans lequel j'ai fait mes plus récentes études. J'ai toujours vécu les déplacements vers l'école et le travail comme chronophages et énergivores, particulièrement en cette froide et tempétueuse contrée qu'est la nôtre.


Valérie Lessard, enseignante à l'École de danse contemporaine de Montréal

L'enseignement à distance généralisé représente bien entendu un changement majeur dans la pratique des enseignements. Il soulève des préoccupations légitimes quant aux potentielles conséquences négatives, physiques et psychologiques sur un certain nombre de personnes, notamment chez les jeunes. La synergie des échanges en classe entre professeurs et étudiants n'a rien de comparable à la dynamique froide, impersonnelle et statique qu'impose l'écran.

Je crois néanmoins que l'effet rébarbatif de l'enseignement en ligne est surtout la conséquence d'une exacerbation du phénomène d'activités sur internet dans toutes les sphères de la vie sociale actuelle. En ces temps de pandémie et de confinement, il n'y a plus de distinction entre les « trois lieux » définis par Ray Oldenburg dans les années 1980. Le sociologue évoquait la maison comme premier lieu, le travail comme deuxième lieu et enfin, les « tiers-lieux » comme ces endroits où l'on se retrouve pour socialiser (le café, le parc, le bar, la bibliothèque, etc.). Pour les jeunes de niveau primaire et secondaire en particulier, l'école occupe à la fois la fonction de deuxième et de troisième lieu.

La perte de ces repères essentiels au développement, au bonheur et à la santé mentale nous invite à nous questionner sur nos lieux de vie, sur l'organisation de nos espaces physiques et psychologiques. On peut cependant réfléchir aux avantages que peut représenter l'enseignement supérieur (collégial et universitaire) en ligne pour les jeunes adultes qui doivent concilier les études et le travail et pour les enseignants qui, comme moi, doivent composer avec la conciliation famille-travail. Au terme de cette pandémie et lorsque les interactions retrouveront leur place naturelle dans la vie sociale, familiale et culturelle, l'enseignement, tout comme le travail à distance ne sembleront peut-être plus si lourds au final, si l'on considère le temps gagné et la réduction du stress relié aux préparatifs du matin, aux déplacements et à la gestion des retours à la maison. Tout cela sans mentionner les impacts positifs de la réduction du transport sur l'environnement.

Pour parler plus spécifiquement des cours que j'enseigne à l'École, soient les cours « Danse et société » et « Gestion de la carrière en danse », l'adaptation sur Zoom s'est faite de façon intuitive et organique. Je dois préciser que ces cours sont théoriques. La classe technique virtuelle en danse ne pourra jamais remplacer la présence en studio à long terme, pour des raisons évidentes. Je crois parvenir à livrer sur Zoom une aussi bonne performance qu'en classe. Bien qu'elle ne soit pas obligatoire dans certaines institutions, je considère personnellement l'ouverture de la caméra comme essentielle pour créer une dynamique de groupe et réduire l'effet d'isolement. Au début et à la fin du cours, j'invite les étudiants à ouvrir leur micro et à « faire du bruit », ce qui a pour effet d'installer une ambiance plus décontractée et une plus forte impression d'être ensemble. J'ai également choisi de ne pas envoyer les notes de cours avant la séance, mais de les partager en fichiers joints directement dans l'outil de conversation. Le fait de donner aux étudiants des « choses à faire », comme de télécharger des fichiers en début de cours contribue à les rendre plus proactifs.

Les cours en ligne étant de plus courte durée qu'en classe, j'ai dû modifier le contenu et la présentation du traditionnel PowerPoint. Désormais plus épuré, la lecture du diaporama est ainsi moins exigeante, ce qui contribue à garder l'attention sur moi tout en encourageant la prise de notes et à rendre les étudiants plus autonomes dans la poursuite des apprentissages en dehors du cours. Les outils de sondage, la possibilité de diriger les étudiants en petits groupes dans différentes « salles » virtuelles, l'accès rapide à des liens sur Internet sont également des nouveautés rafraîchissantes dans l'animation du cours. Enfin je découvre un étrange mais heureux paradoxe à travers cette « distance » : si l'effet de groupe et l'énergie vivante de la présence en classe sont significativement réduits, j'ai l'impression de me sentir plus « proche » des individus. Mon attention ne se focalise plus sur un ensemble mais sur chaque étudiant et étudiante, ce qui est particulièrement intéressant. La réalité Zoom facilite également des rencontres ponctuelles de coaching individuel.

On ne peut évidemment faire fi des aléas de la technologie comme par exemple la lenteur occasionnelle de la connexion Internet, la mauvaise qualité du son et de l'image qui peuvent rendre laborieux le visionnement des contenus audiovisuels, significatifs dans mon cours de Danse et société en particulier. Mais ces difficultés techniques tendent à se résorber avec le temps et les solutions arrivent à mesure que l'on apprivoise ces nouveaux outils. Les questionnements et craintes du début font place à la découverte de nouvelles méthodes d'enseignement et stratégies d'apprentissage tout en révélant notre grande faculté d'adaptation et notre surprenante créativité.


- Valérie Lessard, enseignante à l'École de danse contemporaine de Montréal


Dans le cadre de la subvention du Ministère de la Culture et des Communications du Québec dédiée au rayonnement numérique, l'EDCM diffuse des témoignages de différents acteurs ayant fait l'expérience de la formation artistique en ligne ou ayant participé à son implantation. En savoir plus

 

Photo : courtoisie de Valérie Lessard

Un cocktail savoureux d'activités de rentrée pour la communauté étudiante du Cégep de Matane

30 août 2021

L'évolution de la situation sanitaire ayant permis, dans certaines conditions, la tenue d'activités d'accueil et d'intégration, le Cégep de Matane en a profité pour proposer à l'ensemble de sa population étudiante une riche palette d'activités de rentrée pour célébrer le début de cette session d'automne.

La Virée du Saint-Laurent de passage à Matane 
Le mercredi 25 août, en fin d'après-midi, les terrains de soccer, à l'arrière du cégep, ont accueilli notamment un spectacle de la rentrée organisé en plein air dans une ambiance festive. Près d'une centaine de personnes s'y sont rendues pour profiter de la musique de DJ FunkyFalz, vibrer à l'entraînante scansion du rappeur Vendou et se déhancher sur les airs rythmés de Qualité Motel. Leur musique électronique en a fait bouger plus d'un au pied du Mixbus Studio qui s'était installé sur le campus. Les personnes sur place ont pu aussi profiter d'un service de boissons et du bar laitier mobile de la Chocolaterie Beljade.

Par ailleurs, plus tôt dans l'après-midi, une dizaine de volontaires, parmi la communauté étudiante, ont participé à l'activité de ramassage de déchets organisée par Qualité Motel à Matane-sur-Mer, du côté du port, où 500 kg d'ordures ont été récoltées! Au coeur de ce groupe, deux étudiants ont pris part à l'activité avec leur enseignante Margaret Kraenzel et la technicienne en travaux pratiques Isabelle Bélanger, dans le cadre de leur formation en Techniques d'urbanisme, plus précisément d'un cours sur les écosystèmes.

« C'est un immense plaisir de retrouver du monde sur le campus et de pouvoir offrir toutes ces activités de rentrée à la communauté étudiante! Étant donné le nombre de personnes originaires de l'extérieur de La Matanie, c'est important pour nous d'offrir un service d'accueil dynamique et chaleureux, propice à une meilleure intégration dans la région et favorable aux rencontres », a commenté la conseillère à la vie étudiante Alexandra Bonneau, qui a également concocté avec son équipe un panel varié de sorties parascolaires organisées pendant près d'un mois.

Un vaste choix d'activités d'intégration
Du 27 août au 26 septembre, plusieurs activités sont ainsi prévues, destinées à faire découvrir l'ensemble de la région. Les fins de semaine seront consacrées à des sorties au Sea Shack de Sainte-Anne-des-Monts, au Mont-Saint-Pierre, dans le parc de la Gaspésie ou encore sur la rivière Cap-Chat. Les plus sportifs auront l'occasion de pratiquer le canyoning, l'escalade et le paintball. Quant aux plus téméraires, ils pourront arpenter un sentier aérien entre les arbres et mesurer leur résistance au vertige lors de descentes en tyrolienne. L'occasion idéale de mieux découvrir la région et de solidifier des amitiés naissantes! À noter que l'ensemble de ces activités se dérouleront selon les dernières règles sanitaires en vigueur.




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